Londres : un dispositif anti-SDF fait (enfin) scandale

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Grâce aux 132 000 signataires de la pétition et à l'intervention du gouvernement, les piques ont été retirées.
Grâce aux 132 000 signataires de la pétition et à l'intervention du gouvernement, les piques ont été retirées.

Les habitants du quartier de Southwark, à Londres, ont rapidement remarqué la présence de ces petits picots en métal installés sur le sol à l'entrée d'un bel immeuble. L'idée du propriétaire de ce bâtiment tout neuf : empêcher les sans-abri de s'installer dans cette niche, pardi ! Photographiés et publiés par un internaute scandalisé sur Twitter, les "piques anti-SDF" ont très vite fait le tour du Web et ont été l'objet de critiques acerbes. Une pétition en ligne a même été lancée et a réuni plus de 130 000 signatures.L'affaire est arrivée aux oreilles du maire conservateur de Londres, Boris Johnson, qui, sur Twitter, a immédiatement demandé le retrait de ces pointes "moches, inefficaces et stupides" qui ne "sont pas la solution", selon lui. Il en a profité pour rappeler que sa municipalité avait dépensé 34 millions de livres pour les sans-abri. Des initiatives privéesUn tollé rare, pourtant. Car, depuis une bonne quinzaine d'années, les dispositifs anti-SDF n'ont cessé d'envahir nos villes. Accoudoirs au milieu des bancs, plots en béton, éclairage gênant, barres métalliques, jardins de cactus, plans inclinés, ces systèmes sont progressivement apparus devant les magasins ou sous les porches des grandes métropoles mondiales. Dans la grande majorité des cas, ce sont des entreprises privées qui s'équipent en mobilier anti-SDF, car la pratique est trop controversée pour les municipalités. À Argenteuil, en 2007, le maire de la...

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