Logement,vêtements, baguette...: comment les prix ont évolué en 30 ans

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INFOGRAPHIE - Les dépenses liées au logement ont explosé depuis 1984, contrairement à celles d'alimentation ou d'habillement.

Un effet d'optique… Contrairement à ce que pensent les Français, le coût de la vie n'est pas plus cher aujourd'hui. Au contraire. C'est ce qui ressort de la dernière étude de l'association UFC-Que choisir qui a passé au crible les prix de nombreux produits et effectué des comparaisons entre 1984 et 2014, en prenant comme indices de référence le salaire médian des Français (6,89 euros il y a trente ans et 16,18 euros aujourd'hui) et la durée de travail nécessaire pour les acquérir.

Ainsi, le prix d'une baguette de pain n'a pas varié: il faut toujours 3 minutes de travail pour se l'offrir! «La structure des dépenses de consommation a fortement évolué, explique l'UFC-Que choisir, dans son étude publiée mercredi. On dépense nettement moins pour se nourrir, se vêtir ou se déplacer mais davantage pour communiquer, se loger ou se soigner. Nous dépensons également davantage en taxes, impôts, crédits et produits d'assurance.»

Sans surprise, les prix de l'immobilier ont flambé en 30 ans, le logement restant le premier poste de dépenses dans le budget des familles (28 %). Pour preuve: alors qu'il fallait 5 années et 1 mois de salaire en 1984 pour se payer une maison, il faut 9 ans et 7 mois pour acquérir le même bien! Idem pour un appartement de 76 m2 à Paris: 23 ans et demi en 2014, contre 13 ans et 3 mois en 1984. Tous les coûts liés au logement ont flambé. Le temps de travail nécessaire pour régler sa facture d'eau ou son assurance habitation est deux fois plus important.

Budget loisirs en hausse

Il n'y a pas que des mauvaises nouvelles. Si le budget alimentation reste le deuxième poste de dépenses, son poids a baissé de 5 points en 30 ans, à 19 %. Ainsi, il ne faut plus que 14 minutes de travail pour se payer un litre d'huile d'arachide Lesieur, contre 18 en 1984. Quant aux dépenses d'habillement, un poste important au pays de la mode, il s'est effondré. Un exemple? Une heure de travail est aujourd'hui nécessaire pour s'acheter une paire de chaussure à bas prix, contre deux il y a 30 ans. «Cette chute s'explique notamment par le développement des enseignes de vêtements à bas coûts et la présence de la grande distribution dans de nombreux domaines», indique Grégory Caret, directeur de l'Observatoire de la consommation de l'UFC.

Pour les mêmes raisons, les prix des biens d'équipement (téléviseur, ordinateur…) et des automobiles ont chuté. «Le budget consacré à l'achat de véhicules a diminué car les Français changent moins souvent de voitures. En revanche, le coût des pièces automobiles est plus élevé, tout comme celui dédié au parking et à l'assurance», nuance Grégory Caret. Au total, les Français consacrent aujourd'hui 11 % de leur budget à l'automobile, contre 13 % en 1984.

De nouveaux postes de dépenses sont également apparus, comme celui des abonnements Internet et mobile, inexistants en 1984. Plus globalement, le budget consacré aux loisirs a augmenté: il est passé de 7 % à 11 %. «Ces tendances observées depuis 30 ans devraient se poursuivre», conclut l'UFC. De fait, les dépenses liées au logement, aux services, aux assurances ou aux multiples abonnements devraient rester élevées. Les prix des produits manufacturés ou dans l'alimentation devraient rester bas. Mais «nous ne devrions plus observer les baisses des prix spectaculaires de ces dernières décennies», prévient l'association de consommateurs.

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