Logement : les enfants perdent plus de 15 m² après un divorce

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Selon une étude de l’Insee, les enfants de parents divorcés se retrouvent après déménagement dans un logement réduit de 15 m² en cas de résidence exclusive chez un parent et jusqu’à 24m² en cas de résidence alternée.

L’étude sur le divorce publiée ce mercredi par l’Insee est riche d’enseignements sociologiques sur le phénomène et en précise également l’impact sur le logement. On y apprend que la moitié des enfants changent de logement après la séparation de leurs parents. Le maintien dans le domicile initial reste cependant plus fréquent lorsque le père a la garde exclusive (64 %) plutôt que la mère (42 %). On découvre aussi dans la très grande majorité des cas (95 %), les enfants restent dans le même département, du moins dans l’année qui suit le divorce.

On note surtout que les enfants perdent au moins 15m² de surface habitable après un divorce. En cas de garde exclusive, le logement chez le père ou la mère fond ainsi de 15,4 m². Et c’est pire en cas de résidence alternée: l’habitation de la mère se réduit de 24,3 m² et celle du père de 19,5 m². Mais l’étude précise que ce dernier mode de garde «concerne des couples plus aisés, qui disposaient avant divorce de logements plus grands». Dans tous les cas de figure, les enfants se retrouvent dans une habitation de près de 84 m². Les statisticiens souligne que dans la mesure où la taille du ménage se réduit après une séparation, il est «difficile de dire si les enfants perdent en espace de vie».

Mieux lotis que chez la mère que chez le père

Au-delà de ces chiffres moyens, les situations varient fortement. Ainsi, le quart des enfants vivant chez leur mère occupent un nouveau logement qui a perdu plus de 37 m². Globalement, ceux qui restent chez leur père, que ce soit en résidence exclusive ou alternée, restent mieux lotis que chez la mère. Il disposent alors de près de 10 m² et 0,3 pièces de plus que ceux qui sont avec leur maman. Une inégalité qui ne fait qu’accompagner les écarts de revenus globalement observés entre hommes et femmes. L’Insee émet aussi une autre hypothèse: «les pères qui obtiennent une garde exclusive ou alternée de leurs enfants après divorce étant minoritaires, il est aussi possible que de bonnes conditions matérielles d’accueil des enfants soient nécessaires et influent sur le choix pour ce type de résidence.»

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  • michka21 le mercredi 4 fév 2015 à 17:43

    y a t il un lien entre le niveau d'etudes de nos h politiques et le taux de chomage ? Et lequel influe sur l'autre ??

  • pier1309 le mercredi 4 fév 2015 à 16:26

    Conclusion / Dégagez quelques cadres de l'INSEE car à publier des études de cette nature on peut s'inquiéter sur la situation de crise que connait notre société ... Ce ne sont pas les m² qui font des enfants équilibrés mais l'amour que leurs parents leur portent ...