Logement : 30 ans d'évolution en 6 graphiques

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INFOGRAPHIE - L’Insee s’est penchée sur trente ans d’évolution des conditions de logement en France. Il y a du mieux, mais pas pour tout le monde.

• En trente ans, les Français ont gagné de l’espace

En trente ans, chaque Français a gagné 9 m2 dans son logement. Le nombre de m2 par personne est passé de 31 en’84 à 40 en 2006, et est resté stable depuis. Un chiffre qui peut faire rêver bien des Parisiens!

Si les logements semblent s’être agrandis, c’est en partie parce que le nombre de personne par ménage a diminué, notamment en raison du vieillissement de la population. Et aussi parce que la construction de logements a été plus rapide que l’augmentation de la population, comme le montre le graphique ci-dessous:

• ... Mais le surpeuplement concerne encore certains

Selon l’Insee, un couple avec deux enfants a besoin de 18 m2 par personne, soit 72 m2 à quatre. En dessous de cette surface, l’institut considère que le logement est surpeuplé. Le surpeuplement touche aujourd’hui 8% de la population, soit deux fois moins qu’en’84.

Mais tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Les personnes disposant de plus d’espace dont elles ont besoin sont de plus en plus nombreuses - ce sont souvent des personnes plutôt âgées dont les enfants sont partis mais qui n’ont pas changé de logement. Parallèlement, les habitants des zones tendues rencontrent toujours des difficultés à se loger et sont plus nombreux à souffrir du surpeuplement. Ils sont ainsi 21% dans la zone urbaine de Paris contre 8% dans l’Hexagone.

• Des logements plus confortables

Depuis trente ans, les logements ont gagné en confort. Qui se souvient encore qu’au début des année’80, un logement sur cinq ne disposait pas de sanitaires et qu’un quart n’offrait ni douche ni baignoire? Aujourd’hui, seuls 3% des ménages déplorent un défaut grave de leur logement.

• Les Français sont plus souvent propriétaires...

La proportion de Français propriétaires a régulièrement progressé ces dernières décennies. Ils étaient 58% en 2013 contre environ 50% en’73. La forte hausse des prix de l’immobilier depuis le début des années 2000 n’a paradoxalement pas obéré leur capacité d’achat. La raison? Les taux de crédit ont baissé et les ménages s’endettent aujourd’hui sur des durées plus longues...

• ... Mais le taux d’accès diminue surtout depuis 2008

Le taux d’accès est un indicateur du nombre de ménages qui sont devenus propriétaires sur les quatre dernières années. Depuis le début des années 2000, le taux d’accès des ménages diminue. Ce taux a particulièrement baissé depuis 2006. Un possible effet de la crise économique. Tous les ménages ne sont cependant pas logés à la même enseigne. Les ménages de moins de 30 ans ne sont par exemple pas touchés par ce phénomène.

• Les inégalités se creusent entre propriétaires et locataires

Alors que les revenus des propriétaires et des locataires étaient très proches dans les années’70, ils n’ont cessé depuis de diverger. Les propriétaires pauvres, nombreux il y a quelques décennies, sont aujourd’hui marginaux. Quant aux locataires qui ont les moyens d’acheter un logement... ils achètent! Ceux qui restent locataires sont ceux qui n’ont pas le choix de l’être du fait de la faiblesse de leurs revenus.

• Les charges des locataires s’accroissent alors que leurs revenus stagnent

Les loyers ont augmenté plus vite que les revenus depuis’84. Si bien que la part de revenu consacré par les locataires à leurs dépenses de logement n’a cessé d’augmenter, passant de 23,6% en 2001 à 28,4% en 2013. L’Insee a toutefois arrêté ses calculs en 2013, et ils ne tiennent donc pas compte de l’accalmie des loyers, qui ont même été orienté à la baisse en 2015.

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  • ericlyon il y a 9 mois

    "incité" "bien" , désolé pour les fautes d'orthographe.

  • ericlyon il y a 9 mois

    La grosse erreur c'est d'avoir inciter les gens à rester locataires alors que bine sûr il fallait continuer à les inciter à devenir propriétaires. ce sont évidemment ceux parmi les faibles revenus qui n'ont pas fait le pas vers la propriété qui se retrouvent en plus grande difficultés.