Livret A, électricité, loyers : ce qui change (ou pas) pur vous au 1er août

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Comme chaque année, le 1er août est le jour où des mesures décrétées en début d'année rentrent en application. Le Figaro vous propose de découvrir ce qui va changer ou non pour vous à partir de ce samedi.

Le premier de ces changements concerne plus de 61 millions de Français. Les détenteurs d'un livret A voient son taux de rémunération abaissé à 0,75%. Le ministère des Finances a pris cette décision il y a quelques jours seulement, sur recommandation de la Banque de France. C'est la faible inflation qui justifie ce nouveau plancher pour le gouvernement. Si la désaffection des épargants s'accentue, le Livret A reste toujours le produit d'épargne le plus répandu en France.

Le livret préféré des Français n'est cependant pas le seul à voir son taux d'intérêt chuter. Le rendement du Livret d'épargne populaire (LEP) tombe à 1,25%. Les Livret d'épargne entreprise (LEE) et Compte épargne logement (CEL) chute quant à eux à 0,50%.

Allumer sa lumière, sa climatisation et autres chauffages va coûter plus cher. Le gouvernement a prévu une hausse de 2,5% des tarifs réglementés d'électricité à partir du 1er août. Une augmentation qui est loin des 6% de l'an dernier. Près d'un tiers des Français utilisent cette énergie pour se chauffer.

En revanche, le prix du gaz reste inchangé pour les 7 millions de foyers abonnés aux tarifs réglementés appliqués par Engie (ex-GDF Suez). Cela concerne deux tiers des foyers. Les autres ayant souscrit des offres à prix libres chez GDF Suez ou des fournisseurs alternatifs.

Du changement dans l'immobilier

L'encadrement des loyers entre enfin en vigueur à Paris et va toucher un locataire sur cinq. Un tiers des loyers pourraient enregistrer une baisse supérieure à 100 euros. Une conséquence directe de la loi Alur votée en mars 2014 qui ne concerne que les nouveaux baux et renouvellements. Concrètement, la capitale a été divisée en 80 zones avec chacune un loyer de référence répondant à différentes caractéristiques comme le nombre de pièces et l'époque de construction. À partir de là, les nouveaux loyers ne peuvent excéder 20% du montant de référence ni lui être inférieur de 30%. Le dispositif très controversé se limite pour l'instant à la ville de Paris «à titre expérimental». La raison? Les loyers ont bondi de 42% en dix ans dans la capitale.

Une autre conséquence de la loi Alur : le contrat-type. Il s'applique aux locations nues, aux colocations à bail unique ainsi qu'aux logements meublés à usage de résidence principale. Il doit permettre de mieux informer le locataire sur le logement en question. Le nouveau contrat-type doit désormais obligatoirement comporter des informations telles que le montant du dernier loyer acquitté par le précédent locataire, la liste des équipements compris dans le logement, la description et le montant des travaux effectués avant la signature du bail ainsi que les modalités de récupération des charges.

Enfin, un dernier changement spécifique à Paris. La ville a mis fin à la gratuité du stationnement au mois d'août. Le but: éviter que les automobilistes n'immobilisent trop longtemps leur véhicule. Les résidents devront payer leur droit de stationnement comme chaque mois de l'année. Quant aux visiteurs, ils ne pourront plus s'affranchir de la taxe de stationnement, quel que soit le jour de 9h à 20h. Les dimanches et jours fériés restent exemptés.

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