Lettre ouverte de Jean-Jacques Aillagon à François Hollande

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Au lendemain de l'attentat contre Charlie Hebdo, Jean-Jacques Aillagon publie une lettre ouverte à François Hollande dans lequel il appelle à un hommage devant le Panthéon.
Au lendemain de l'attentat contre Charlie Hebdo, Jean-Jacques Aillagon publie une lettre ouverte à François Hollande dans lequel il appelle à un hommage devant le Panthéon.

"Monsieur le Président de la République, En 1831, Victor Hugo écrivait son "Hymne aux victimes de juillet", aux victimes donc de la Révolution de Juillet 1830 qui renversa la Monarchie restaurée de Charles X. Cet hymne commence par ces vers : "Ceux qui pieusement sont morts pour la Patrie / ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie..." La Patrie dont parlait Victor Hugo, c'est celle de la liberté, de l'égalité et de la fraternité, celle qui est toujours de la France, l'horizon et l'idéal. Ceux qui sont morts hier dans l'attentat contre Charlie Hebdo ont été et sont toujours par l'oeuvre qu'ils nous laissent des combattants de cette même cause. Au moment où la France se propose, à votre initiative, de rendre au Panthéon une place plus significative dans la mémoire civique des Français, ne serait-il pas nécessaire que, le moment venu, soit organisé, devant ce temple dédié à la mémoire et aux vertus de tous les "Grands Hommes" à qui la France doit sa reconnaissance, un hommage solennel et populaire aux restes de ceux qui, le 7 Janvier 2015, à Paris, sont tombés au champ d'honneur de la liberté ? Ils y seraient escortés par Voltaire, Jean Jaurès, Victor Schoelcher, René Cassin, Jean Moulin, Émile Zola, Jean-Baptiste Baudin et tant d'autres, ainsi bien sûr que par Victor Hugo, qu'on entendrait, une fois encore, murmurer : "Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne...

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  • lemonon1 le jeudi 8 jan 2015 à 12:50

    c'est très beau ! mais il faut oppser à la liberté d'expression et sur le même pied d'égalité; la liberté de penser !les journalistes en général respectent-ils la liberté de penser : à méditer!