Les Verts se quittent après des débats "vifs" mais "positifs"

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LES VERTS SECOUÉS PAR DES DÉBATS "VIFS" MAIS "POSITIFS"
LES VERTS SECOUÉS PAR DES DÉBATS "VIFS" MAIS "POSITIFS"

par Claude Canellas

PESSAC (Gironde) (Reuters) - Les écologistes français, après trois jours de vifs débats sur la stratégie à adopter à l'égard du gouvernement et pour la présidentielle de 2017, ont voulu tirer samedi un bilan positif de leurs Journées d'été qui s'achevaient à Pessac, en Gironde.

Marquées par la charge de l'ex-ministre du Logement Cécile Duflot contre François Hollande - qu'elle qualifie dans un livre de "président de personne" - et son Premier ministre, Manuel Valls, ces journées ont mis en lumière les divisions qui parcourent le mouvement depuis qu'il a quitté le gouvernement en mars dernier.

Plusieurs dizaines d'élus d'Europe Ecologie les Verts (EELV), parmi lesquels le sénateur Jean-Vincent Placé, qui n'a toujours pas accepté ce choix, ont ainsi signé un texte appelant à un retour rapide aux affaires.

"Il y a un débat extrêmement intéressant", estime-t-il. "Il n'y a pas de critiques de personnes (...) Je suis très heureux qu'on ait soulevé le couvercle de la réflexion et du débat lors de ces journées d'été."

Selon lui, ces débats devront déboucher sur une décision. "Nous le ferons de façon unitaire et rassemblée et (notre décision) aura vocation à s'imposer à tous", dit-il, précisant, avec un sourire, avoir "fait de la politique pour que les décisions aillent dans (son) sens".

EXISTER COMME FORCE DE PROPOSITIONS

Mais pour Pascal Canfin, ancien ministre délégué chargé du Développement qui a quitté le gouvernement en même temps que Cécile Duflot, rien ne peut justifier un retour immédiat au gouvernement, sans changement de cap préalable.

"L'enjeu c'est la réorientation du cap économique qui permet notamment de financer la transition écologique", dit-il.

"C'est le coeur du désaccord que nous avons avec le président de la République (...) S'il y avait un changement de cap, il n'y a aucune raison pour que nous ne reprenions pas des responsabilités si on nous en faisait la proposition".

Une position qui est d'après lui "extrêmement majoritaire au sein d'EELV".

Plusieurs Verts ont ainsi salué les propos du ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, qui appelle samedi dans les colonnes du journal Le Monde à faire passer au second plan la réduction "dogmatique" des déficits, estimant que les choix n'étaient pas "figés". (voir)

Pour la secrétaire nationale des Verts, Emmanuelle Cosse, l'existence de débats houleux au sein du mouvement reflète le souci des écologistes "de trouver une place qui va permettre d'exister comme force de propositions".

(édité par Chine Labbé)

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  • aiki41 le samedi 23 aout 2014 à 18:40

    C'est simplement un parti de gauche, un èime. Ils ont fait une OPA sur l'écologie en faisant croire qu'être écologiste ce n'est pas être de droite. C'est un parti de gauche qui voyant que l'écologie est un domaine porteur se l'ai approprié.

  • M5062559 le samedi 23 aout 2014 à 17:11

    Les verts sont des gau chistes tin tés d'écologie.