Les taxis cassent les prix pour reconquérir les Parisiens noctambules

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Après l'offre nocturne de G7, les Taxis Bleus lancent ce vendredi un forfait de nuit à 10 euros les week-ends dans la capitale. Les compagnies veulent récupérer une clientèle séduite par des services de transport alternatifs.

À partir de ce week-end, les Parisiens noctambules pourront rentrer chez eux en taxi au tarif unique de 10 euros. Les Taxis Bleus lancent ce vendredi un forfait nocturne pour toute course commandée via son application. Les vendredis et samedis de minuit à 5 heures du matin, la compagnie garantit ce «prix maximum garanti», quels que soient la durée du trajet ou le nombre de kilomètres parcourus dans Paris intra-muros.

«L'activité de nuit le week-end est importante pour nous, mais nous sommes concurrencés par de nouveaux acteurs qui jouent sur les prix pour séduire cette clientèle», explique Yann Ricordel, directeur général des Taxis Bleus, aujourd'hui le deuxième réseau de taxis en Île-de-France avec une flotte de 3000 chauffeurs. «Nous devons nous adapter et évoluer en proposant une offre à prix canons.» Les nuits du week-end représentent en moyenne 5% des commandes hebdomadaires des Taxis Bleus, un poids qui peut varier beaucoup d'un week-end à l'autre, souligne l'entreprise, qui transporte 13 millions de passagers par an et affiche un chiffre d'affaires annuel de 16 millions d'euros.

L'annonce de ce forfait suit de près le déploiement du service «NightCab» par la compagnie G7, qui appartient au Groupe G7 également propriétaire des Taxis Bleus et qui domine le marché parisien avec plus de 8000 chauffeurs. Son service propose depuis début septembre aux jeunes de 15 à 25 ans des tarifs réduits de 20% pour des courses entre 22 heures et 5 heures du matin en fin de semaine. «Les jeunes sont une cible très importante. Ils représentent 5% de notre clientèle et nous souhaitons doubler ce poids pour atteindre 10%», explique Serge Metz, PDG des taxis G7. «Ce service prouve aussi que les taxis peuvent proposer une offre commerciale à prix bas et attractif pour les étudiants.»

Heetch dans le viseur

En dégaînant ces offres, les deux compagnies - qui représentent à elles deux 11.000 taxis sur les quelque 17.000 de la capitale - espèrent regagner du terrain face à des services comme Heetch, l'application mobile de transport entre particuliers qui vient toutefois d'être assignée en référé par un chauffeur de VTC pour concurrence déloyale. Forte de ses 5000 chauffeurs occasionnels et 200.000 utilisateurs en France, la start-up revendique 39.000 trajets hebdomadaires en région parisienne et 1000 à Lyon.

Ouverte de 20 heures à minuit tous les soirs, la plateforme pointe «un problème de disponibilité d'offre de transport la nuit». «Énormément de gens se retrouvent perdus et n'ont d'autres choix que de se reporter vers les seules offres possibles: les taxis et VTC. Or, (...) le pic de demande ne peut pas être absorbé par l'offre professionnelle», peut-on lire sur son blog. En s'engouffrant dans la brèche, Heetch a rapidement trouvé sa place: l'appli enregistre 75% de ses demandes les jeudi, vendredi et samedi soirs.

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  • M7093115 le samedi 19 sept 2015 à 14:44

    Auraient du faire le ménage dans cette profession pou rrie depuis longtemps C 'est trop tard .....Qu 'ils disparaissent....

  • am013 le samedi 19 sept 2015 à 01:20

    Et la ils ont plus de charges sociales à payer ? Ils étaient contre ll'uberisarion soi disant....mort de rire dans l'hypocrisie la plus totale