Les taux des crédits immobiliers vont continuer à remonter

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La baisse des taux depuis la fin 2013 équivaut à un recul des prix d’achat de 10%, tant sur le marché du neuf que celui de l’ancien. Fin juillet, la durée moyenne des prêts s’élevait à 209 mois.

Les taux d’intérêt des crédits immobiliers accordés aux particuliers par les banques sont en hausse au mois de juillet, après plusieurs mois de baisse, selon une étude Crédit Logement/CSA publiée mardi. Les taux des prêts du secteur concurrentiel se sont établis à 2,06% en moyenne le mois dernier, contre 1,99% en juin, indique l’observatoire. Pour l’accession à la propriété, ils ont atteint 2,10% dans le neuf et 2,09% dans l’ancien.

«La hausse des taux constatée en juillet (5 points de base, en moyenne) n’a pas été comparable sur tous les marchés: elle est très modérée sur le marché du neuf (2 points de base, pour 2.09% en juillet), mais un peu plus rapide sur le marché de l’ancien (6 points de base, pour 2.09% en juillet) et sur celui des travaux (8 points de base, pour 1.98% en juillet)», tempère l’observatoire.

L’observatoire avait déjà prévu en juin cette hausse: «la tendance des prochains mois devrait confirmer une lente remontée des taux», anticipait-il.

La durée moyenne des prêts à 209 mois

La tendance d’une remontée des taux lors des prochains mois devrait rester «lente et modérée», explique mardi l’observatoire. «Les taux longs ont nettement reflué durant la seconde quinzaine de juillet, la crise grecque semblant se dénouer, alors que les taux de rémunération des ressources d’épargne sur lesquelles les établissements de crédit refinancent leur production baissent à compter du 1er août». La durée moyenne des prêts s’est établie à 209 mois en juillet (232 mois pour l’accession dans le neuf et 222 mois pour l’accession dans l’ancien).

La part des prêts à taux variable était de 0,9% en juillet, «son plus bas niveau depuis le début des années 2000». Ces formules sont désormais moins intéressantes pour les emprunteurs, du fait de la chute des taux fixes. La baisse des taux depuis la fin 2013 équivaut à un recul des prix d’achat de 10%, tant sur le marché du neuf que celui de l’ancien, note l’observatoire.

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