Les Républicains voteront contre la loi Travail

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LES RÉPUBLICAINS HOSTILES À LA NOUVELLE MOUTURE DE LA LOI TRAVAIL
LES RÉPUBLICAINS HOSTILES À LA NOUVELLE MOUTURE DE LA LOI TRAVAIL

PARIS (Reuters) - Les Républicains ont annoncé mardi qu'ils voteraient contre la nouvelle mouture du projet de loi de réforme du Code du travail mais les centristes de l'UDI, dont le vote pourrait être crucial, préfèrent attendre avant de se prononcer.

Le groupe socialiste, qui s'est une nouvelle fois réuni mardi, s'est quant à lui déclaré satisfait des changements proposés par le Premier ministre Manuel Valls, dont le projet réécrit a été bien accueilli par les syndicats réformistes mais vivement critiqué par le patronat.

"Tout ce qui pouvait aller dans le bon sens a sauté", a déclaré mardi Christian Jacob, le président du groupe Les Républicains (LR) à l'Assemblée nationale. "On a désormais une vraie loi anti-PME."

Pour le "patron" du groupe LR, aucun de ses députés ne peut voter un tel texte. "C'est un texte invraisemblable. On ne voit pas quelqu'un de droite normalement constitué le voter."

Même position d'hostilité à la réforme au groupe Front de gauche mais pour des raisons inverses.

"Ce sont des modifications à la marge qui ne changent rien fondamentalement. C'est un texte qui reste foncièrement régressif", a dit André Chassaigne (PC), le président du groupe.

Du côté du groupe UDI, on fait preuve de prudence.

"On pourrait dire 'circulez, il n'y a rien à voir'. Mais nous allons une fois de plus être fidèles à notre façon de fonctionner en faisant des contre-propositions", a dit Philippe Vigier, le président du groupe.

"ON EST EN TRAIN D'ARRIVER"

Il a ainsi confirmé que son groupe déposerait des amendements afin d'améliorer le texte.

Si le groupe des radicaux de gauche est majoritairement favorable à la réforme dans sa nouvelle version, les écologistes sont divisés entre aile réformiste et aile gauche.

"La loi aura une portée moindre, mais il faut en accepter le principe", a dit à Reuters François de Rugy, chef de file de la première école. "Je préfère une réforme de moindre ampleur mais qui permet de réformer que de rester droit dans mes bottes pour ensuite finir par tout abandonner."

Le groupe socialiste, qui s'est réuni mardi une nouvelle fois en présence de Manuel Valls et de sa ministre du Travail, Myriam El Khomri, au lendemain d'un séminaire à huis clos déjà consacré à cette réforme, est globalement satisfait à l'exception de quelques "frondeurs".

"On est sur dans la phase d'atterrissage avec un groupe qui est satisfait d'être entendu", a déclaré à Reuters Olivier Faure, porte-parole du PS et vice-président du groupe.

"Tous les grands points qui ont pu être soulevés sont aujourd'hui levés", a-t-il poursuivi. "Il y a encore le travail parlementaire qui va permettre d'achever les choses mais pour l'essentiel on est en train d'arriver", a-t-il conclu.

Face au tollé provoqué par plusieurs de ses dispositions, le gouvernement a décidé de reporter du 9 au 24 mars la présentation en conseil des ministres du projet de loi.

Le texte devrait être débattu fin mars-début mai en séance publique par les députés puis en juin par les sénateurs, l'objectif du gouvernement étant de le voir définitivement adopté par le Parlement en juillet lors d'une session extraordinaire du Parlement.

(Emile Picy, édité par Yves Clarisse)

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  • schalle6 il y a 9 mois

    Ils sont tous satisfaits de n'avoir rien fait! les pauvres sos!!!

  • janaliz il y a 9 mois

    Au pays d'Ubu, UBU est roi ! Quoi d'étonnant... Il existe désormais un mot dans la langue française synthétisant la nullité, l'incapacité de faire, la capacité de rendre une chose contraire à ce qu'on voulait faire, la bêtise absolue. hollande !

  • janaliz il y a 9 mois

    Et en portant un jugement, je ne vois pas très bien ce qu'il y a à voter, vu qu'on arrive au contraire de ce qui était souhaité au départ. On devait alléger les contraintes... C'est exactement le contraire...

  • berkowi il y a 9 mois

    Rien que de très normal. C'est une règle dans les partis politiques Français de ne pas voter ce que l'autre partis aux pouvoirs propose. C'est le contraire qui aurait été étonnant. Ceci dit, sans porter de jugement sur loi déposée.