Les Républicains s'échauffent sur le financement de la primaire

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Les adversaires de Nicolas Sarkozy veulent des assurances sur le financement de la primaire.
Les adversaires de Nicolas Sarkozy veulent des assurances sur le financement de la primaire.

« L'argent est le nerf de la guerre », citation éculée mais tant de fois rabâchée depuis la rentrée par les différents candidats à la primaire. Seul l'argent « garantira le bon déroulement du scrutin », seul l'argent « permettra la mise en place de 10 000 bureaux de vote », seul l'argent « facilitera la mise à disposition de matériel de vote et d'outils de qualité », etc. « Qui va payer ? » a fini par s'inquiéter Alain Juppé fin septembre lors de son déjeuner chez Rebellato en compagnie de Nicolas Sarkozy. « En 2007, y avait combien pour la primaire ? a rétorqué son voisin de tablée. Rien ! Voilà. » Inutile de rappeler que la compétition à venir ne ressemble en rien à l'intronisation de Sarkozy, candidat unique, en 2007. Le front plissé, Juppé a fini son repas pas franchement rassuré.

Car sans indépendance financière, l'organisation de la compétition de 2016 risque fort d'être soumise au bon vouloir du patron du parti. « Il pourrait rechigner à la dépense en disant que Les Républicains sont déjà très endettés », susurre, alarmiste, un juppéiste. « Il pourrait aussi échelonner les versements de façon à retarder les dépenses et ainsi enrayer la machine », suggère un autre. « Nicolas Sarkozy a prouvé qu'il ne ferait rien qui mettrait des bâtons dans les roues de cette élection ! » hurle l'un de ses proches. « Nous plaidons pour que la haute autorité ait les moyens juridiques et...

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