Les rebelles font un geste en Ukraine, poursuite des combats

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LES REBELLES ACCEPTENT DE RETIRER LES ARMES LOURDES DE LA LIGNE DE FRONT DANS L'EST UKRAINIENLES REBELLES ACCEPTENT DE RETIRER LES ARMES LOURDES DE LA LIGNE DE FRONT DANS L'EST UKRAINIEN
LES REBELLES ACCEPTENT DE RETIRER LES ARMES LOURDES DE LA LIGNE DE FRONT DANS L'EST UKRAINIENLES REBELLES ACCEPTENT DE RETIRER LES ARMES LOURDES DE LA LIGNE DE FRONT DANS L'EST UKRAINIEN

par Anton Zverev

NIJNYAYA KRYNKA, Ukraine (Reuters) - Les rebelles prorusses ont annoncé dimanche un début de retrait de leurs armes lourdes de la ligne de front dans l'est de l'Ukraine, mais le gouvernement de Kiev affirme de son côté que des colonnes de blindés ont franchi la frontière en provenance de Russie pour renforcer les séparatistes.

Selon l'armée ukrainienne, les rebelles poursuivent leur offensive près de la ville portuaire de Marioupol, considérée comme la prochaine cible importante des prorusses après Debaltseve tombée mercredi dernier.

Andriy Lissenko, porte-parole de l'armée ukrainienne, a précisé qu'un convoi ferroviaire transportant 60 véhicules blindés, dont des chars, était entré samedi en Ukraine par la ville d'Amvrosiivka et qu'un autre convoi avait franchi la frontière près de Novoazovsk, à l'est de Marioupol, sur la mer d'Azov. Il y a des combats dans le village de Chirokine, à l'est de Marioupol, a-t-il précisé.

"Les combats continuent. Nos soldats tiennent leurs positions", a-t-il dit.

Il a fait état de 44 attaques séparatistes distinctes sur des positions de l'armée au cours des dernières 24 heures.

A Kharkov, principale ville de l'Est russophone, deux personnes ont été tuées et une dizaine blessées dimanche par un engin explosif lancé d'une voiture sur la foule qui assistait à une manifestation.

Quatre suspects ont été interpellés, a déclaré un adjoint du chef du service de la sécurité intérieure, le SBU. Ces suspects avaient reçu des armes et des instructions de Russie, a-t-il précisé, sur la chaîne de télévision 112.

Selon un commandant rebelle prorusse, le retrait des armes lourdes de la ligne de front dans l'est de l'Ukraine doit commencer dimanche. Ce pourrait être le signe que les rebelles seraient prêts à cesser leur progression dans le cadre des accords de paix conclus à Minsk le 12 février.

PAS EN MESURE DE CONFIRMER

Les combats ont diminué d'intensité dans plusieurs zones depuis l'entrée en vigueur, dimanche dernier, du cessez-le-feu prévu par ces accords mais la trêve a été violée à plusieurs reprises, notamment avec la prise mercredi par les séparatistes de la ville stratégique de Debaltseve, qui a obligé plusieurs milliers d'hommes de l'armée régulière à battre en retraite.

Toutefois, l'annonce par les rebelles du retrait d'armes lourdes, quelques heures après l'échange samedi de 200 prisonniers entre les deux camps, pourrait traduire leur volonté de respecter davantage l'accord dit de Minsk II maintenant qu'ils tiennent Debaltseve, l'un de leurs principaux objectifs.

"Le plan a été signé hier soir (...). A partir d'aujourd'hui, on a deux semaines pour retirer les armes lourdes", a dit Edouard Bassourine, un commandant rebelle cité par l'agence de presse russe Interfax.

Une autre agence russe, Tass, rapporte d'autres propos d'Edouard Bassourine selon lesquels les modalités du retrait ne sont pas encore arrêtées et le retrait effectif des armes ne devrait débuter que mardi.

Andriy Lissenko, le porte-parole de l'armée ukrainienne, a déclaré par téléphone ne pas être en mesure de confirmer que les rebelles avaient entamé le retrait des armes lourdes.

Un journaliste de Reuters a vu un convoi de 20 véhicules militaires rebelles transportant entre autres des systèmes de missiles quitter Debaltseve en direction de Donetsk.

Depuis une semaine, les deux camps s'accusent mutuellement d'enfreindre le cessez-le-feu. Dimanche, l'armée ukrainienne a fait état de 12 attaques rebelles sur des positions gouvernementales depuis samedi soir.

Les combats les plus intenses ont eu lieu dans la ville de Peski, proche de Donetsk, et des groupes séparatistes ont tenté un "raid" sur des positions de l'armée à Chirokine, à l'est de Marioupol, a-t-elle précisé sur Facebook.

Le service d'information des rebelles DAN a rapporté que des troupes ukrainiennes avaient bombardé certains quartiers de Donetsk et que des tirs d'artillerie se faisaient entendre dans la ville en début de matinée.

(Avec Natalia Zinets et Alessandra Prentice à Kiev, Alexander Winning à Moscou; Marc Angrand et Danielle Rouquié pour le service français)

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  • delapor4 le dimanche 22 fév 2015 à 18:15

    Les mensonges de Kiev sont répétés par Washington donc vrais et les mensonges de Washington sont répétés par Kiev donc vrais. Nous nageons dans la vérité ... avec la complicité des agences de presse occidentales bien sûr !

  • buxtehud le dimanche 22 fév 2015 à 17:22

    bien vu zvr ... ou rien vu tout dépend : apres le gouvernement d opérette à Kiev , les tanks majorette au donbassMais plus c est gros plus les gogos occidentaux marchent !

  • ZvR le dimanche 22 fév 2015 à 16:55

    aukourd'hui un train de tank. Hier trente tanks. avant hier trente tanks il y a trois jours un colonne de chars. Une colonne de chars russe entre chaque jours en ukraine mais au bout de 6 mùois les ukrainiens n'ont toujours pas réussi à prrendre de photos des milliers de vehicules russes qui sont entés en ukraine. Pourtant 4000 ou 5000 vehicules ça se remarque facilement le dombass c'est pas grand.