Les rabbins et le divorce

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Dans le film Gett, le procès de Viviane Amsallem, sorti en 2014, Viviane Amsallem demande le divorce depuis trois ans, et son mari, Elisha, le lui refuse. Or en Israël, seuls les rabbins peuvent prononcer un mariage et sa dissolution, qui n'est elle-même possible qu?avec le plein consentement du mari.
Dans le film Gett, le procès de Viviane Amsallem, sorti en 2014, Viviane Amsallem demande le divorce depuis trois ans, et son mari, Elisha, le lui refuse. Or en Israël, seuls les rabbins peuvent prononcer un mariage et sa dissolution, qui n'est elle-même possible qu?avec le plein consentement du mari.

Un tel appel des juges du tribunal rabbinique est rarissime. Dans leur communiqué, diffusé avant la Pâque juive, ils demandent au public de les aider à localiser Oded Guez. En plus de la photo de l'intéressé, un numéro de téléphone est mis à disposition pour toute personne ayant des informations permettant de le retrouver. Mais pourquoi cet avis de recherche peu banal ? Eh bien Oded Guez, docteur en physique de son état, est un « refuznik » du divorce. Il ne veut pas accorder à son épouse - réfugiée avec ses deux enfants dans un abri pour femmes battues ? le « Gett », l'acte de divorce selon la Halacha, la loi juive. Jusqu'ici, rien n'y a fait. Même pas les sanctions dont il est l'objet depuis de longs mois de la part du Rabbinat, à commencer par l'ostracisme. Une véritable mise au ban sociale, professionnelle et religieuse. Personne ne doit lui parler. Aucune synagogue n'a le droit de le recevoir, car il lui est interdit de lire la Torah et de célébrer une cérémonie religieuse ; quant aux deux universités qui l'employaient, elles ont été priées de le licencier, ce qui fut chose faite assez rapidement. Fait rare, le Rabbinat a, de surcroit, autorisé le « Shaming ». Autrement dit la publication sur les réseaux sociaux de son nom et de sa photo.

Un statut peu enviable

Préférant disparaître plutôt que céder, ce juif pratiquant, inscrit aussi au département d'études de la Torah à l'université...

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  • raich2 le dimanche 1 mai 2016 à 10:13

    C'est le moyen âge !! Pourquoi mêler la religion aux procédures civiles. Je pensais que l'Israël était un pays démocratique et que des lois sont prévues pour ce genre de fait au demeurant plus que banal.