Les promoteurs immobiliers jugent la reprise fragile

le , mis à jour à 18:47
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Le marché du logement neuf souffre toujours. Dix grands dirigeants de la promotion immobilière interrogés par Explorimmoneuf expliquent ce qui se passe concrètement sur le terrain et donnent des idées pour faire repartir l’activité.

Avec moins de 300.000 nouvelles constructions en 2014 alors que l’objectif initial du candidat Hollande était de 500.000 par an, la pénurie de logements ne cesse de s’alourdir. Il y a, selon les professionnels, urgence à éviter la spirale dépressive. D’autant que l’activité est au plus bas avec une inexorable chute des mises en vente, le recul de l’accession à la propriété et le retrait des investisseurs. L’année 2015 sera-t-elle marquée par la reprise de l’activité grâce aux nouvelles mesures du plan de relance (investissement locatif Pinel, PTZ renforcé…)? Les professionnels veulent y croire mais attendent des actes (leurs témoignages respectifs sont accessibles sur chacun des liens ci-dessous).

Tous les promoteurs sont unanimes sur la nécessaire mobilisation foncière et la stabilisation de l’encadrement législatif et fiscal. Mais les priorités ne sont pas forcément les mêmes pour tous. Pour Philippe Plaza (Eiffage), il faut prioriser l’action sur la libération des terrains publics et privés. Le blocage de nombreux projets dans certaines villes depuis le changement d’équipe municipale est pointé du doigt. Stéphane Theuriau (Cogedim), Christian Rolloy (Promogim), Olivier de la Roussière (Vinci) et Serge Grzybowski (Icade), considèrent que l’Etat doit favoriser les maires bâtisseurs. François Bertière (Bouygues Immobilier) indique par ailleurs que 25.000 à 30.000 logements restent toujours bloqués en raison des recours.

De son côté, Nordine Hachemi (Kaufman & Broad) milite pour donner la priorité aux primo-accédants tandis que Jean-Phillippe Bourgade (Marignan) et Bruno Corinti (Nexity) réclament davantage de visibilité pour les acquéreurs. Christian Terrassoux (Pitch) constate que les effets des récentes mesures annoncées par le gouvernement tardent à se faire sentir, «elles vont dans le bon sens mais le temps politique et le temps économique n’ont pas la même horloge», rappelle-t-il.

D’une façon générale, l’heure est à l’apaisement et les professionnels interrogés estiment que les mesures gouvernementales pour relancer le logement vont dans le bon sens. «Il faut rétablir la confiance et faire en sorte que les mesures annoncées se concrétisent et soient pérennes» martèle François Bertière. Le choc foncier n’a pas eu lieu. Il se fait toujours attendre. La rareté de l’offre et l’incompressibilité des coûts de production maintiennent des prix élevés pour les particuliers. Dans un contexte économique difficile, «en 2015, l’attentisme risque de perdurer», résume Olivier de la Roussière.

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  • kpm745 le mercredi 4 fév 2015 à 21:33

    Ces rapaces n'ont qu'à baisser leurs prix