Les prix des cartes bancaires grimpent

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VIDÉO - Les banques anticipent la baisse d'autres frais qui leur sera imposée d'ici la fin de l'année. À l'opposé, les tarifs des services standards, comme la gestion des comptes sur internet, marquent le pas.

Les détenteurs d'une carte bancaire à débit immédiat ne l'ont sûrement pas remarqué et pourtant, le prix de leur carte a augmenté cette année. Selon une enquête de l'Observatoire des tarifs bancaires du Comité consultatif du secteur financier, relayée ce jeudi par Les Echos, ces cartes ont vu leur prix augmenter de 1,25% en moyenne début 2015. Les cartes à autorisation systématique, destinées aux populations plus fragiles, ont aussi vu leur tarif grimper de 0,10%.

Selon les observateurs, cette hausse des tarifs des cartes bancaires serait une réaction à la baisse à venir des commissions interbancaires liées au paiement (CIP). La CIP correspond aux frais répercutés sur un commerçant par la banque du client qui paye ses courses par carte bancaire. Elle se compose d'une part fixe, déterminée par les banques, et d'une part variable qui dépend du montant du paiement. Le gouvernement, qui souhaite doper l'usage des paiements par cartes, même pour les petits montants, a annoncé en juin la suppression de la part fixe et la baisse progressive de la part variable. Résultat: d'ici la fin de l'année, la CIP sera abaissée en moyenne de 0,28% du montant de la transaction actuellement à 0,23%. À terme, elle sera fixée à 0,2% de la valeur de la transaction pour les cartes de débit et 0,3% pour les cartes de cartes de crédit. Pour les banques ayant une majorité de clients particuliers, le manque à gagner se situerait autour de 600 millions d'euros. En augmentant le prix des cartes à débit immédiat, ces dernières espèrent pousser leur clientèle particulière vers les cartes à débit différé pour lesquelles la CIP restera supérieure. L'enquête remarque d'ailleurs que ces dernières ont vu leur coût baisser de 0,09% en moyenne cette année.

Des tarifs standards en baisse

Les autres hausses tarifaires mises en lumière par l'enquête de l'Observatoire concernent les coûts des retraits aux distributeurs. Le seuil à partir duquel le client est facturé est passé de 3,71 à 3,51 retraits par mois en moyenne. De même, la facturation des frais de tenus de compte, dont l'opacité est régulièrement pointée du doigt par les associations de consommateurs, se généralisent. Début 2015, sur les 121 établissements étudiés, seuls 30 assuraient encore ce service gratuitement, contre 38 un an plus tôt.

Pour les autres frais standards, l'heure est toutefois à la stabilisation voire à la baisse. L'abonnement à la gestion des comptes sur Internet a par exemple nettement baissé entre fin 2014 et début 2015, passant en moyenne de 6,95 euros à 3,72 euros. Les frais facturés pour la mise en place d'un prélèvement ont aussi reculé entre 2014 et 2015, passant en moyenne de 2,03 euros à 0,85 euro. Même mouvement baissier pour le coût de l'abonnement aux services d'alerte par SMS qui, entre 2009 et 2015, a chuté de près de 14%.

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