Les poissons panés contiennent peu... de poisson

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L'association de consommateurs CLCV a examiné plus de 200 produits de la mer et le constat est peu ragoûtant. Sont notamment pointés du doigt les fameux produits panés qui contiennent parfois moins de 30% de poisson.

Bâtonnets panés, surimis, rillettes... L'association de consommateurs CLCV tire la sonnette d'alarme, dans une enquête publiée ce jeudi. Après avoir passé au crible les étiquettes de 237 produits de marque nationale et distributeurs, le constat reste quasiment identique à celui établi deux ans auparavant. Les industriels continuent à entretenir le flou sur leur processus de fabrication et sur la composition des produits. Une boîte sur dix n'indique pas clairement la teneur en poisson.

«Au sein de toutes les catégories, les quantités [peuvent varier] du simple au triple», souligne les auteurs de l'enquête. «Par exemple, les soupes (15 à 45%)». Pour les amateurs de plats cuisinés à base de poisson, la part de poisson, pour une portion de 100 grammes, est de 25%, et de 27% pour les parmentiers et brandades, en moyenne. Pour ce qui est des fameux panés, ils sont conçus à partir de 56% de poisson.

Les panés pour enfants, plus gras, plus salés, plus sucrés

Autre constat, la plupart des produits de la mer sont rarement fabriqués à partir de filets, les parties nobles de l'animal. Les industriels privilégient la «chair» ou la «pulpe». Traduction: des mélanges de morceaux de poisson mixés avec les arêtes et la peau dans un broyeur. Dans les cas où la mention «filet» est spécifiée, l'association appelle tout de même le consommateur à se méfier: «il faut savoir qu'il peut s'agir de morceaux de filets agglomérés».

Bâtonnets, nuggets, croquettes... Les produits panés constituent parfois l'unique moyen de parvenir à faire manger du poisson aux plus petits. Mais une fois de plus, l'association tire la sonnette d'alarme: les panés destinés aux enfants, avec la mention «baby» ou encore «kids», contiennent moins souvent de filet, environ 30 %, que les panés indifférenciés à 52%. En outre, ils sont souvent bien plus gras, sucrés et salés. «Nous pensons que cela est en partie lié au fait que les industriels rajoutent du fromage ou de la purée de pomme de terre», explique Marine Desorge, chargée de mission alimentation au CLCV, au Figaro.

»» Lire aussi: «Tout n'est pas bon dans le poisson», l'enquête qui dénonce la qualité des produits

Cela signifie-t-il qu'il faut bannir les produits de la mer des assiettes? «Nous remarquons une amélioration de l'information donné au consommateur sur la quantité de poisson», nuance Marine Desorge. «Mais sur la nature du poisson et l'espèce, les industriels doivent encore fournir des efforts». En moyenne, un Français consomme plus de 30 kg de poissons et crustacés, par an, selon France Agrimer.

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  • chofar il y a 6 mois

    Bah oui, si vous en avez assez de manger de la m.erde, faut vous mettre à la cuisine, faut y consacrer du temps avec de vrais produits bruts que l'on cuisine et tous les jours!