Les pistes de ski américaines attirent plus que les françaises

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La France a perdu sa place de première destination mondiale pour le ski face aux États-Unis. Une situation qui serait notamment due à un calendrier scolaire défavorable.

Si elle conserve sa place de première destination touristique mondiale, la France vient de perdre son rôle de leader du ski. Les statistiques publiées par Domaines skiables de France (DSF), le syndicat professionnel des exploitants de remontées mécaniques, sont sans appel. La France a vu la fréquentation de ses pistes fondre de 4,5% lors de la dernière saison pour atteindre 55,3 millions de journées-skieur. C'est presque un million de moins que ce qu'affichent les États-Unis (56,2 millions de journées skieur), pourtant en léger recul (-1,3%). Quant au troisième pays sur le podium, l'Autriche, il reste à bonne distance (50,8 millions).

Les États-Unis, qui talonnent la France depuis quelques années, auraient finalement profité de la mauvaise influence du calendrier scolaire français, régulièrement dénoncé par les professionnels. «L'impact négatif du calendrier scolaire sur la fréquentation dès la fin du mois de mars est une fois encore mis en lumière, souligne Laurent Reynaud, délégué général de DSF, il coûte à la France sa première place.» Si toutes les stations affichent un recul en 2013/2014, les très grandes ont tiré leur épingle du jeu (-2%) quand les petites ont vraiment terminé à la peine (-9%). Quant au massif vosgien, affecté par la douceur persistante, il a terminé une saison catastrophique (-36%).

Météo peu favorable

Selon les calculs de DSF, les vacances de printemps représentaient traditionnellement 8% de la saison jusqu'en 2010. Avec la fixation toujours plus tardive de ces vacances (qui se sont terminées le 12 mai, cette année), leur poids est tombé à 2% la saison dernière. Un manque à gagner évident qui a été accentué par une météo peu favorable (alors que la saison précédente avait connu un enneigement exceptionnel) et une hausse de la TVA venue renforcer des tarifs déjà élevés. Il y a fort à parier que cette déconvenue mobilisera encore un peu plus les professionnels de la montagne qui font front commun pour obtenir des vacances de printemps plus précoces.

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