Les partis politiques sont-ils en voie de disparition ?

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Un militant socialiste en 2007 (photo d'illustration).
Un militant socialiste en 2007 (photo d'illustration).

Les principaux partis du paysage politique français sont en mal de militants. Le Parti socialiste, qui comptait environ 170 000 membres fin décembre 2013, a enregistré une baisse de près de 20 000 adhérents en moins de deux ans, qui s'ajoute à la perte de la moitié de ses élus municipaux aux élections, selon son secrétaire général, Jean-Christophe Cambadélis. L'UMP accuse également une baisse importante d'adhésions. Le parti comptait fin 2013 251 000 adhérents, et à la mi-juin 2014, seulement 125 000 à jour de cotisation, selon les informations de l'Agence France-Presse. Soit une perte de près de 126 000 membres en 6 mois. Quelles sont les raisons et les conséquences d'une telle désaffection des citoyens pour leurs principaux partis politiques ? Ceux-ci sont-ils en voie de disparition ? Stéphane Rozès, président de CAP (Conseils, Analyses et Perspectives), et Jean-Marc Lech, directeur d'Ipsos, livrent leur analyse. Le Point.fr : les partis politiques sont-ils en danger de mort ? Stéphane Rozès : Je ne crois pas. La France est une nation politique. Les disputes idéologiques et sociales assemblent les Français. Les institutions nécessitent une organisation structurée de la représentation sociale. Il y aura toujours des partis, car il y aura toujours des institutions politiques qui nécessiteront d'organiser la pluralité politique. C'est une question vitale. Dans l'ère moderne, nous avons besoin des partis....

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