Les lycéens pourront à nouveau disséquer des souris en classe

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Par son interdiction, le ministère disait appliquer une directive européenne. Mais celle-ci prohibe la vivisection, non la dissection.
Par son interdiction, le ministère disait appliquer une directive européenne. Mais celle-ci prohibe la vivisection, non la dissection.

Le ministère de l'Éducation a (encore) accouché d'une souris. Le 6 avril dernier, le Conseil d'État a annulé l'interdiction, décrétée en novembre 2014 par la Rue de Grenelle, de disséquer des souris dans les établissements scolaires. Une décision aussitôt saluée par le Snes-FSU, le premier syndicat d'enseignants du secondaire, sur son site internet. "La confrontation avec le réel est l'un des fondements de notre discipline [...] et les solutions alternatives actuellement proposées ? maquettes en plastique, programmes informatiques... ? sont loin de pouvoir remplacer la manipulation du vivant", y explique le Syndicat national des enseignements de second degré.

Le Conseil d'État réhabilite surtout l'autopsie de ces petits mammifères rongeurs dans les cours de sciences de la vie et de la terre à la suite d'une interprétation erronée du droit européen de la part du ministère. "Les textes européens n'encadrent pas la dissection, mais la vivisection", corrige Valérie Sipahimalani, secrétaire générale adjointe du Snes, elle-même professeur de SVT, contactée par Le Point.fr. Comprendre : sont en effet prohibées les expériences scientifiques opérées sur des animaux vertébrés vivants, mais elles sont "très éloignées des pratiques scolaires".

Pressions

Cette mise au point du syndicat a convaincu le premier corps de l'État du bien-fondé de ces opérations dans les programmes, pourvu...

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