Les loyers marquent à nouveau le pas

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Depuis janvier, les loyers ont augmenté de 0,7% en moyenne. Mais, ils ont baissé dans 37,5% des villes de plus de 10.000 habitants et dans 20% des plus grandes villes.

Les loyers qui avaient augmenté de 1,1% en début d'année, marquent à nouveau le pas. Entre janvier et fin août, ils ont progressé de 0,7% en moyenne, soit autant que les prix à la consommation, selon l'Observatoire des loyers Clameur. En 2013, les loyers (hors charges) facturés aux nouveaux locataires avaient augmenté de 0.6%, en moyenne pour une inflation de 0.9%.

«La faible progression constatée depuis le début de l'année, tient au recul des loyers des petits logements (-0.6 % pour les «studios et 1 pièce») et à la légère augmentation des loyers des «2 pièces» (+0.5%)», détaille l'étude. Ces deux types de logement représentent 55% de l'ensemble des biens mis en location. En revanche, les loyers des grands appartements ont continué à s'apprécier significativement: hausse de 1,5% pour les trois pièces, de 2,6% pour les quatre pièces et de 2,9% pour les cinq pièces et plus.

Dans 37.5% des villes de plus de 10.000 habitants. Un record. «Cette proportion est la plus forte depuis 2009, année durant laquelle l'indice général des loyers de marché avait stagné», précise l'économiste Michel Mouillart, auteur de l'étude. Les grandes villes de plus de 146.000 habitants ne sont pas épargnées, puisque les loyers reculent dans 20% d'entre elles: Saint-Étienne (-4,7%) Dijon (-0,8%), Montpellier (-0,4%), Reims (-0,3%). Dans près de la moitié des autres grandes villes (45%), la hausse reste modérée et inférieure à celle de l'inflation: Marseille (+0,6%), Bordeaux (+0,5%), Paris (+0,4%) ; Strasbourg (+0,4%), Rennes (+0,2%), Toulon (+0,2%), Nantes (+0,1%), Grenoble (+0,1%), et Toulouse (stabilité avec + 0%).

Cependant, les loyers augmentent parfois franchement dans 35% des autres villes. En tête Angers (+3%), suivie par Lille (+2,6%), Le Havre (+1,9%) et Villeurbanne (+1,6%). Viennent ensuite Le Mans (+0,9%), Lyon (+0,8%) et Nice (+0,8%).

Les Français déménagent de moins en moins

Dans l'ensemble la moindre progression des loyers depuis deux ans tient en grande partie à la réduction du nombre de transactions. Fragilisés par la crise qui s'éternise, les ménages continuent à remettre à des jours meilleurs un déménagement dans un appartement ou une maison plus grande ou plus confortable. Ce phénomène, constaté depuis 2011, s'est aggravé ces derniers mois. «L'activité est accrochée à un de ses points les plus bas depuis 1998. Dans la plupart des grandes villes, le recul de la mobilité des locataires est synonyme de blocage du marché», constate l'étude. Résultat, le nombre de logements disponibles sur le marché fond: depuis 2011, on compte 120 000 logements de moins.

L'encadrement des loyers, prévu initialement par la loi Alur arrive semble-t-il trop tard. Pour l'heure, cette mesure ne sera appliquée qu'à Paris. Mais, d'autres villes, comme Lille ou Grenoble, ont aussi demandé à pouvoir l'expérimenter.

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