Les lotissements perdent du terrain

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INFOGRAPHIE - Activité morose pour les professionnels du lotissement en 2015. Les ventes de terrains stagnent et les nouvelles opérations reculent de 20%. Ces aménagements pèsent à peine la moitié du logement individuel contre 60% en 2006.

Les professionnels du lotissement font grise mine. Selon le Syndicat national des aménageurs lotisseurs (Snal) qui vient de publier son bilan annuel, le poids de ces parcelles aménagées a nettement reculé en dix ans. Là où elles représentaient 60% de la production de logement en diffus (maison individuelle installée sur sa parcelle de terrain indépendante), elles sont tombées à 53% en 2015. Quant aux ventes de terrains, elles ont enregistré une hausse de 1%, ce qui ne peut être considéré que comme une stagnation. Et du côté du lancement de nouvelles opérations, c’est plus préoccupant car elles connaissent une chute de 20%.

Même si les taux d’intérêt bas, le PTZ élargi et l’APL accession redonnent un peu d’air à divers pans de l’activité immobilière, les membres du Snal ne sont pas spécialement optimistes pour l’avenir. Selon eux, le marché s’est stabilisé à un niveau bas et il n’y a pas de stock de terrains constructibles. Et si on y ajoute l’empilement de normes du bâtiment et le moral toujours en berne des ménages, les perspectives restent sombres.

Et pourtant, la profession estime avoir plusieurs atout à mettre en valeur. Elle a notamment su évoluer en densifiant et en diversifiant ses opérations par l’intégration de logements collectifs. Ces derniers représentaient 54% du volume en 2015 contre 38% en 2006. Et surtout, à une époque où il est beaucoup question de densification, le Snal fait valoir qu’il est beaucoup moins gourmand en terrain que le logement diffus classique. Pour une production équivalente, il mobilise en effet 4 fois moins de surface. Et c’est aussi la seule solution pour bon nombre de primo-accédants ou de ménages à revenus modestes d’espérer pouvoir s’offrir une maison (voir graphique).

Les régions où les lotissements se maintiennent

Les régions qui montent et celles qui baissent

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