Les logements économes en énergie se vendent-ils plus cher que les autres ?

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Une étiquette énergie correcte est désormais la clé d’une transaction immobilière rapide et à un bon niveau de prix. Il peut donc être judicieux de se lancer dans la rénovation énergétique du bien avant de le mettre en vente.

1Comment est-on informé de la performance énergétique d’un bien?

Depuis le 1er janvier 2011, le résultat du diagnostic de performance énergétique (DPE) doit obligatoirement figurer dans les annonces immobilières de vente et de location (exceptés dans de rares cas: monuments historiques, locaux dépourvus de chauffage…). Ce résultat se présente sous la forme d’une étiquette à 7 classes: de A (la meilleure performance énergétique) à G (la plus mauvaise). Les acquéreurs se sont peu à peu intéressés à ce résultat, jusqu’à en faire aujourd’hui un véritable argument de négociations.

Les biens économes sont encore une denrée rare. D’après une étude réalisée par le Commissariat général au développement durable, 53,6 % des résidences principales affichent une étiquette énergie D ou E. Près d’un tiers sont classées en F et G. Enfin, on dénombre moins de 3 % de biens dotés d’une étiquette A ou B. La part de ces «bons élèves» devrait toutefois s’accroître avec l’arrivée sur le marché de logements récents et très performants énergétiquement: bâtiments respectant la dernière réglementation thermique (RT 2012), constructions labellisées BBC Effinergie, maisons passives, etc.

2 L’étiquette énergie a-t-elle une incidence sur le prix?

Oui, de plus en plus. En avril dernier, l’association Dinamic créée par le notariat et la Caisse des dépôts a publié une estimation de la «valeur verte» des maisons et appartements vendus dans l’Hexagone, en mesurant l’impact de la performance énergétique sur leur prix de vente. Cette étude montre qu’en province un écart de valeur de 5 % est constaté, en moyenne, par lettre du DPE. Cela signifie qu’un logement classé D pourra, toutes choses égales par ailleurs (secteur géographique, superficie, prestations…), se négocier 5 % de plus qu’un bien classé E. Soit une majoration de 10 000 € pour un bien en valant 200 000! Cet impact financier doit, néanmoins, être tempéré en fonction du dynamisme du marché immobilier. À Paris, par exemple, un appartement étiqueté D ne vaudra que 2 % de plus qu’un appartement classé F. Avec des hypothèses identiques, la plus-value atteindra, en revanche, 7 % dans le Sud-Est.

3 Comment peut-on améliorer l’étiquette énergie d’un logement?

C’est possible en réalisant des travaux visant à améliorer la performance énergétique du bâtiment. Attention, une rénovation énergétique doit s’entreprendre en amont de la mise en vente du bien. Entre les demandes de devis, la sélection de l’entreprise et la réalisation des travaux, plusieurs mois s’écoulent généralement. Ce délai peut être allongé en copropriété lorsque les travaux envisagés nécessitent un accord préalable de l’assemblée générale. Par ailleurs, Il faut hiérarchiser les travaux entrepris. Avant de remplacer une chaudière vieillissante, mieux vaut commencer par isoler les murs et les combles. Non isolés, ces derniers sont, en effet, responsables de 25 % des déperditions énergétiques d’un bâtiment. Contrairement à une idée reçue, une rénovation thermique ne coûte pas forcément cher. Par exemple, isoler les combles perdus d’une maison de 120 m² habitables revient à 2 500 € environ et remplacer une fenêtre à 900 €. Pour l’installation d’une chaudière à condensation il faut budgéter de 4 000 à 6 000 € dans une maison, et entre 2 700 et 3 200 € dans un appartement de 50 m².

Au final, il est possible de gagner une lettre sur le DPE (et 5 % en moyenne sur votre prix de vente) en investissant autour de 3 000 € et de progresser de deux lettres (et ainsi de majorer de 10 % le prix de vente) en budgétant de 7 000 à 10 000 € environ.

De plus, ces travaux ouvrent droit à une palette d’aides et d’avantages financiers: crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) qui vous permet de bénéficier d’un crédit d’impôt de 30 % sur les équipements (chaudière, matériaux isolants, fenêtres à double vitrage…), négociations des certificats d’économie d’énergie, subventions accordées par l’Agence nationale de l’habitat (Anah), etc. Au final, se lancer dans une rénovation thermique préalablement à une mise en vente se révèle souvent très rentable!

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  • heimdal le lundi 14 sept 2015 à 09:39

    Bien sûr ces articles sont mensongers et orientés en faveur des dépenses d'économie d'énergie.Depuis quand un artisan va t'il travailler gratuitement pour installer la laine de verre et la chaudière à condensation ? Idem pour la fenêtre,en général tu changes le volet avec donc c'est plus 1200 que 900 .

  • M1945416 le lundi 14 sept 2015 à 09:06

    pb on a pas le gaz de ville , alors bon ...

  • M1945416 le lundi 14 sept 2015 à 09:06

    je comprend pas, dans l'article la chaudière a condensation et de 4000 a 6000 euros, j'ai fait faire des devis , aucun sous 14000 … le travail n'est pas compté ?

  • heimdal le lundi 14 sept 2015 à 08:49

    La chaudière à condensation est une hérésie.Les dernières chaudières à gaz normales ont un rendement de 90. % et coûtent 1000 à 1100 euros.Faites le calcul : 9. % de rendement supplémentaire pour 5000 euros supplémentaires ,une fumisterie .

  • heimdal le lundi 14 sept 2015 à 08:45

    Remplacer ses fenêtres en rénovation ne sert à rien si vous ne passez pas en VMC double flux.L'investissement est énorme et n'est utile que pour une maison.L'amortissement en économie d'énergie dépassera les 10 ans.Une clim réversible ( pompe à chaleur)est largement plus économique.

  • gouraudp le samedi 12 sept 2015 à 17:27

    Subventions accordées par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). Au final, se lancer dans une rénovation thermique préalablement à une mise en vente se révèle souvent très rentable............................. Encore faux car si vous recevez une aide de l'ANAH ou de la région vous devez conserver le bien 6 ans ou rembourser les aides reçues au prorata du temps restant.

  • gouraudp le samedi 12 sept 2015 à 17:23

    120 m² habitables revient à 2 500 € environ .....................Faux avec la nouvelle loi les 70 premiers métres carrés sont gratuits et ensuite les autres sont à 10 euros le M2 soit 500 euros pour les 120 M2..Ces même 500 euros ouvrant droit au crédit d'impôt de 30 % soit 150 euros il reste donc à charge 350 euros pour les 120 M2. ( soufflage en laine minérale)