Les Le Pen "s'opposent sur les mots, non sur le fond"

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Marine Le Pen a introduit dans le vocabulaire du FN des mots que n'utilisait pas son père, mais en en dévoyant le sens, selon la chercheuse Cécile Alduy.
Marine Le Pen a introduit dans le vocabulaire du FN des mots que n'utilisait pas son père, mais en en dévoyant le sens, selon la chercheuse Cécile Alduy.

Ce jeudi 9 avril, la France apprenait l'existence de Rivarol. Le journal ouvertement antisémite et pétainiste diffusait de larges extraits d'une interview qualifiée en une d'"exclusive et à coeur ouvert du président d'honneur du Front national". "Sauvetage de l'Europe boréale", "du monde blanc", réhabilitation du maréchal Pétain... Tous les dérapages chers au père et tant redoutés par la fille sont présents. "La bataille sémantique fait partie de l'ADN du FN", confie Cécile Alduy. Professeur de littérature française à Stanford, elle publie au Seuil, avec le professeur de communication Stéphane Wahnich, Marine Le Pen prise aux mots, un essai d'un nouveau genre qui passe au peigne fin plus de 500 textes écrits ou prononcés par Jean-Marie Le Pen et sa fille, entre 1987 et 2013. À l'heure où le père renonce à se présenter aux régionales en Paca, Cécile Alduy décrypte pour Le Point.fr le nerf de la guerre de la famille frontiste : le pouvoir des mots.

Le Point.fr : Jean-Marie Le Pen a réitéré la semaine dernière ses propos sur les chambres à gaz "détail de l'histoire". Quelques jours plus tard, il prend la défense du maréchal Pétain. Marine parle alors de "provocation", de "suicide politique". Comment analysez-vous ces discours ? Cécile Alduy : Depuis toujours, Jean-Marie Le Pen et sa fille s'opposent sur les mots - quels sont les mots à dire et à ne pas dire, les tabous à respecter ou...

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