Les internautes ont un mois pour sauver la combinaison spatiale de Neil Armstrong

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VIDÉO - Le scaphandre spatial des premiers pas de l'Homme sur la Lune se détériore. Un appel aux dons a été lancé pour récupérer les 500.000 dollars nécessaires à la conservation du symbole.

Ce lundi, jour anniversaire du succès de la mission Apollo 11 en 1969, un appel aux dons a été lancé pour restaurer le scaphandre spatial dans lequel Neil Armstrong a fait les premiers pas de l'Homme sur la Lune - «et un grand pas pour l'humanité». En quelques heures, près de 120.000 dollars ont été récoltés. Le Musée de l'air et de l'espace de Washington n'a pas montré la combinaison au public depuis 2006. Et pour cause: l'état de celle-ci se détériore. «La Nasa a élaboré des [combinaisons] dans le seul but d'amener les astronautes dans l'espace, les protéger tant qu'ils y sont, et les ramener à la maison», explique au Guardian Alison Mitchell, de l'institut Smithsonian, qui gère le Musée. «Ils ne pensaient pas à les conserver des centaines d'années comme nous essayons de le faire maintenant».

L'Institut Smithsonian, qui gère 19 musées et galeries dont le Musée de l'air et de l'espace de Washington, où est aussi exposée la capsule Apollo 11 dans laquelle Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins sont allés sur la Lune, est financé en partie par le gouvernement. Mais les expositions temporaires et les restaurations dépendent largement de dons privés, rapporte l'AFP. Aussi l'Institut a-t-il passé un accord de parrainage avec le site de financement participatif Kickstarter. Le Smithsonian envisage plusieurs opérations d'appel aux dons pour ses nombreuses collections. «Restaurer la combinaison», en anglais «Reboot the suit» est la première.

«C'est le 46ème anniversaire de l'alunissage d'Apollo 11», écrit Buzz Aldrin sur son compte Twitter. «Le premier petit pas de l'humanité. Le prochain saut de géant sera Mars». «J'ai trois mots pour expliquer en quoi cette photo que Neil a prise de moi est si iconique», écrit-il encore: «tout est question d'emplacement».

Tout ou rien

Mais les règles de la plateforme de crowdfunding veulent que ce soit tout ou rien: si l'objectif de 500.000 dollars n'est pas atteint d'ici le 19 août, aucun don ne sera comptabilisé. Les promesses ne se concrétiseront que si le projet est financé à 100% d'ici la date limite. Dans ce cas, les donateurs recevront la récompense promise selon le montant de leur contribution. Pour 46 dollars, un t-shirt siglé du slogan de la campagne «Reboot the suit». Pour 300 dollars, une séance de questions-réponses avec le conservateur du musée. Les récompenses les plus importantes sont en nombre limité: les dix premiers à donner 2500 dollars auront droit à un drapeau du Smithsonian ayant flotté dans l'espace. Et pour les dix premiers à donner 10.000 dollars, une visite des coulisses de la restauration du scaphandre.

La restauration devrait prendre 3 à 4 ans, et ne changera pas beaucoup l'aspect actuel de la combinaison, car elle consiste à stabiliser le processus de détérioration. Les dons seront aussi utilisés pour construire une vitrine d'exposition à ambiance contrôlée et numériser la combinaison en 3D. Pour encourager les dons, le Smithsonian souligne sur Kickstarter que la recherche effectuée va lui permettre d' «écrire la Bible des techniques de conservation des combinaisons spatiales» et bénéficiera donc «à chaque combinaison de notre collection».

«Partager le symbole avec la nation»

L'objectif est de montrer le scaphandre en 2019, pour l'anniversaire des 50 ans des premiers pas sur la Lune. Il doit ensuite être exposé comme l'une des pièces phares de la nouvelle exposition du Musée, «Destination: la Lune» prévue pour 2020, une nouvelle version de son exposition actuelle «Apollo vers la Lune». «C'est l'une de nos plus grandes et plus populaires galeries donc nous sommes très enthousiates à l'idée de la refaire», renchérit Alison Mitchell, qui ne saurait trop insister sur l'aspect iconique du scaphandre de Neil Armstrong. «C'est vraiment important pour nous de la conserver pour que nous puissons la partager à nouveau avec la nation». Mardi, la campagne de financement approche les 170.000 dollars grâce à 2350 contributeurs, dont deux ont donné 10.000 dollars chacun.

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