Les Françaises épargnent beaucoup, mais mal

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Elles privilégient les liquidités, et ne sont que 37% à avoir confiance dans leurs décisions d'investissement. Un comportement très éloigné de celui des épargnantes européennes «avisées», selon une étude du gestionnaire américain BlackRock.

Les Françaises épargnent beaucoup, mais ne savent pas faire fructifier leur argent! C'est le verdict du géant de la gestion d'actifs, BlackRock, qui chaque année scrute dans le monde le comportement des épargnants. Plus inquiètes que les hommes sur leur avenir financier (elles ne sont que 34 % à l'imaginer positif, alors que la proportion monte à 40% chez les messieurs), elles conservent des montagnes de liquidités: 62 % de leurs économies dorment sur des livrets ou des comptes courants.

Elles fuient la Bourse et n'investissent leur bas de laine qu'à 2 % d'actions et 3% de sicav, des chiffres plus faibles que ceux des hommes (qui détiennent par exemple 6% d'actions). La chute des taux d'intérêt ne les a pas incité à modifier leurs habitudes: 38 % d'entre elles n'ont pas changé de stratégie depuis un an, un record en Europe. Mais elles sont en proie au doute: alors que 57% des hommes ont confiance dans leurs décisions d'investissement, les Françaises ne sont que 37% à avoir la même foi. D'ailleurs, seules 20% d'entre elles pensent obtenir à la retraite les revenus dont elles auront besoin.

Portrait robot d'une épargnante avisée

Mais que faut-il faire pour être une épargnante avertie? Le gérant américain a identifié un groupe de femmes en Europe dont il estime le comportement plus efficace. Elles ont presque toutes (86 %) commencé à préparer leur retraite (seules 54 % des Européennes ont fait cet effort). Elles diversifient leurs placements. Avec 29 % d'actions, 17 % d'obligations, 18 % d'immobilier, et seulement 15 % de liquidités, elles font figure d'aventurières comparées à leurs consœurs moins expertes, qui détiennent 70 % de cash.

La moitié d'entre elles s'appuient en outre sur un conseiller. Et elles sont 77 % à prendre du plaisir à gérer leurs placements. «A l'arrivée, elles sont rassurées sur leur avenir financier, que 72% d'entre elles imaginent positif», souligne Stéphanie Fawcett, chez BlackRock.

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