Les Français retrouvent le goût de consommer

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Les Français n'ont jamais eu autant le moral que depuis le début de la crise en 2008, selon une étude publiée ce jeudi par l'Insee. Cette évolution est due à un optimisme retrouvé quant à leur niveau de vie.

Les Français seraient-ils devenus schizophrènes? Un jour, ils se disent pessimistes quant à leur avenir, si l'on en croit le dernier sondage de l'Ifop. Un autre, leur moral va mieux et même beaucoup mieux depuis mi-2013. En janvier, l'indicateur publié par l'Insee a progressé d'un point à 97, et de près de vingt points sur les 30 derniers mois. Selon l'Institut, les Français n'auraient jamais eu autant le moral depuis 2007, debut de la grande crise financière qui a touché le monde entier. Pour déterminer cet indicateur, l'Insee pose une série de questions aux ménages français, comme leur situation financière, leur niveau de vie, le chômage ou encore leur capacité à épargner. Il est d'autant plus important qu'il donne un aperçu sur le niveau à venir de la consommation qui est un moteur important de la croissance en France.

Et justement, à ce sujet, les Français semblent retrouver le goût de consommer. Certes, l'indicateur reste encore négatif mais il rebondit de huit points (-6 contre -14) et retrouve son niveau de septembre 2015. «C'est la bonne nouvelle de cette étude, répond au Figaro Vladimir Passeron, économiste de l'Insee. Elle vient confirmer la hausse du pouvoir d'achat enregistrée l'année dernière. C'est un signal positif pour la croissance». Conséquence: les Français sont moins nombreux à trouver opportun d'épargner (+6 à +2). Selon l'Insee, les Français sont plus optimistes sur leur niveau de vie futur: l'indicateur progresse de 4 points, atteignant son plus haut niveau depuis octobre 2007.

Mais le plus étonnant c'est que cette baisse est due également au recul des craintes des Français concernant...le chômage. L'indicateur a nettement chuté de 11 points, revenant à son niveau de mi-2011, un an avant l'élection présidentielle de 2012. Cette évolution est d'autant plus paradoxale que le taux de chômage est au plus haut depuis 1997 et que le gouvernement peine à le faire reculer. «Nous avons déjà connu de telles baisses ces derniers mois, relativise Vladimir Passeron. Cet indicateur est très volatil. Il est d'autant plus difficile à décrypter qu'il dépend beaucoup d'aspects psychologiques et surtout des évolutions du chômage qui sont très fluctuantes ces derniers temps. Il ne faut pas oublier également qu'en dépit de cette baisse le solde entre les Français qui pensent que le chômage va augmenter et ceux qui estiment qu'il va baisser est encore largement positif». Les chiffres publiés ce mercredi soir qui pourraient signer une deuxième baisse consécutive confirmeront (ou pas) cet optimisme retrouvé des Français.

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