Les Français plébiscitent encore le livret A

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Les épargnants ont placé 140 millions d'euros de plus sur leur livret A au mois de septembre. C'est le 7e mois consécutif de hausse pour ce placement rémunéré à 0,75%. Le livret développement durable, rémunéré au même taux, connaît en revanche une décollecte.

Les Français ont retrouvé de l'attrait pour le livret A. Ils y ont déposé plus d'argent au mois de septembre qu'ils n'en ont retiré, pour le septième mois consécutif. 140 millions d'euros supplémentaires ont été collectés par la Caisse des dépôts et consignations, qui gère le livret A et le livret développement durable (LDD). Depuis le début de l'année, l'institution a collecté 1,7 milliard d'euros sur ces deux placements, si bien que leur encours s'élève à 359 milliards d'euros.

La collecte du mois de septembre s'est en revanche révélée négative de 410 millions d'euros sur le livret A et le LDD cumulés, les Français ayant retiré 550 millions d'euros de leur LDD, rémunéré à 0,75% comme le livret A. Le mois de septembre, et de façon plus générale la fin de l'année, sont habituellement des mois où les Français puisent dans leur épargne pour régler leurs impôts ou s'acquitter des dépenses de Noël. En septembre l'année dernière, la décollecte cumulée de ces deux placements était en effet nettement plus importante puisqu'elle a atteint 3,25 milliards d'euros.

Un taux à 0,75% jusqu'au 1er août prochain

Depuis le mois de mars, le livret A retrouve donc la faveur des épargnants. En 2014 et 2015, ceux-ci avaient délaissé ce placement, dont le taux leur apparaissait trop faible. Mais cet été, la Banque de France a décidé de maintenir son taux, comme celui du LDD, à 0,75% malgré la faiblesse de l'inflation. En appliquant strictement la formule de calcul prévue, le taux du livret A aurait en effet dû tomber à 0,5%. La Banque de France a également proposé, dans l'objectif d'offrir de la stabilité aux épargnants, de maintenir ce taux jusqu'au 1er août 2017, alors qu'une nouvelle baisse de rémunération aurait pu intervenir au 1er février. De quoi rassurer les épargnants jusqu'à l'été prochain, et leur fournir un placement toujours plus intéressant que de laisser dormir leurs économies sur leur compte courant. D'autant plus qu'il est liquide et défiscalisé.

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Mais ce niveau de rémunération met en revanche la Caisse des dépôts sous pression. Elle prête en effet à bon marché aux organismes de logements sociaux, tandis qu'elle rémunère les épargnants à un taux supérieur à celui des marchés financiers. A la fin du mois dernier, Pierre-René Lemas, le directeur général du groupe CDC, a concédé gérer cet encours de façon plus risquée qu'à l'accoutumée. «Objectivement, depuis deux ans, on est très exposés au marché actions, plus qu'on ne l'a été avant, a-t-il précisé selon l'AFP. Mais si on ne le faisait pas, le système des fonds d'épargne serait mort».

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