Les Français laissent de plus en plus d'argent dormir sur leur compte courant

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Selon une étude de la Caisse d'Epargne, l'inflation quasiment nulle ne pousse pas les épargnants Français à placer leurs argent sur des produits d'épargne. Ils préfèrent les fonds immédiatement disponibles.

La tendance ne fait que s'amplifier: les Français laissent de plus en plus d'argent sur leur compte courant. Autrement dit: leurs économies dorment et ne leur rapportent rien puisque ces comptes ne sont pas rémunérés. Selon les derniers chiffres publiés par la Banque de France, 30 milliards d'euros sont venus s'ajouter à ces fonds «dormants» entre décembre 2014 et décembre 2015. La hausse n'était que de 16 milliards entre 2013 et 2014.

La Caisse d'Epargne s'est intéressée aux raisons de ce comportement. Elle a notamment mené une étude auprès des clients dont le montant des dépôts a grimpé de 50% en un an. D'après l'étude, la hausse des sommes sur le compte courant ressemblerait presque à un réflexe, les gens laissant naturellement des sommes en n'ayant pas toujours conscience de ce qu'ils laissent. A la question «Combien pensez-vous avoir d'épargne sur votre compte courant», les sondés ont répondu en moyenne 1100 euros, alors que l'échantillon disposait en réalité du double, en moyenne...

Recherche de simplicité

Mais les clients des banques motivent aussi ce choix par la volonté de conserver un «matelas de sécurité» en cas de coup dur. Problème: n'est-ce pas justement le but d'un livret d'épargne? En théorie oui, sauf que dans les faits les clients des banques ne jugent pas ces livrets attractifs et préfèrent conserver l'argent sur leur compte courant, flexible et facilement disponible. Une pratique qui dispense en outre de la tache fastidieuse de gérer simultanément plusieurs comptes.

Cédric Mignon le directeur de développement des Caisses d'Epargne, qui a rappelé ce matin sur Europe 1 que même «avec l'inflation qui est à 0, ça reste un bon choix d'optimiser son épargne». En effet, si le livret A affiche actuellement un taux famélique de 0,75%, il reste rentable puisqu'encore supérieur à l'inflation hexagonale qui s'est péniblement hissée à 0,2% en 2015. Une période d'inflation faible devrait même pousser à une prise de risques accrue, puisque tous les produits, même ceux à taux variables, se retrouvent de fait rentables. Une approche qui ne convainc pas les Français apparemment.

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