Les "fake news" en procès

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Popularisé par Donald Trump pour discréditer certains titres de presse qu'il estime malhonnêtes, le terme de fake news (propagation de fausses informations en français) insupporte les journalistes du Daily Sentinel, dans l'État du Colorado. Photo d'illustration. 
Popularisé par Donald Trump pour discréditer certains titres de presse qu'il estime malhonnêtes, le terme de fake news (propagation de fausses informations en français) insupporte les journalistes du Daily Sentinel, dans l'État du Colorado. Photo d'illustration. 

Un élu qui proteste, sur Twitter, contre les journalistes et les accuse de propager des « fake news » (de « fausses informations »)... Des reporters excédés d'être traités de menteurs qui demandent aux juges de sanctionner ce qu'ils estiment être de la diffamation. Non, il ne s'agit pas d'un énième épisode mettant en scène Donald Trump et les correspondants de presse à la Maison-Blanche. Ce feuilleton qui agite, depuis plusieurs jours, la scène politique du Colorado n'en est pas moins suivi avec attention à Washington, où une jurisprudence en la matière ne manquerait pas d'avoir un certain écho.

Tout commence le 8 février dernier à Grand Junction, une petite ville de 42 000 habitants située dans l'ouest du Colorado (à 300 km de Denver). Ce jour-là, un éditorialiste du quotidien local The Daily Sentinel apostrophe le sénateur républicain Ray Scott pour lui demander d'ouvrir les archives publiques. « Il est important que l'on ait accès aux décisions prises par le gouvernement local », indique l'article qui réclame que le sénateur autorise la mise en ligne d'un certain nombre de documents administratifs, « au nom du droit à l'information légitime des citoyens dans une démocratie ».

« Rendez-vous devant les tribunaux »

La réaction de ce sénateur, par ailleurs grand admirateur de Donald Trump, ne se fait pas attendre. Le lendemain, le 9 février, il publie...

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  • delapor4 le lundi 20 fév 2017 à 17:41

    mucius croit la presse occidentale et devient ainsi à son tour un menteur de par sa négligence à vérifier.

  • mucius le lundi 20 fév 2017 à 17:29

    Comme en Russie, les journaleux en prison et même on peut les buter s'ils ne comprennent pas.

  • delapor4 le lundi 20 fév 2017 à 17:29

    Un exemple : Trump n'a pas parlé hier d'attentat et a seulement dit : "Regardez ce qu’il s’est passé la nuit dernière en Suède (Look at what’s happening last night in Sweden). Ils les ont accueillis en grand nombre et ils ont des problèmes qu’ils n’auraient jamais cru possible". C'est les journaux - et non Trump - qui ont menti en parlant d'attentat.

  • delapor4 le lundi 20 fév 2017 à 16:24

    En prison les journalistes et les directeurs de journaux ! Quand j'étais plus jeune il n'y avait pas la pensée unique et, même s'il y avait de la propagande, elle était compensée par la propagande adverse. Maintenant seuls les pourrisseurs du Nouvel ordre mondial donnent leurs ordres et leurs mensonges obligatoires aux médiats occidentaux qui les répercutent servilement.