"Les États-Unis ont indirectement profité des sanctions contre l'Iran"

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Le docteur Hossein Esfahbodi, vice-ministre de l'Industrie.
Le docteur Hossein Esfahbodi, vice-ministre de l'Industrie.

Le CAC 40 retient son souffle. À un mois de l'expiration du délai prévu pour la conclusion d'un accord final sur le nucléaire iranien, les négociations reprennent à Vienne entre l'Iran et les 5 + 1 (cinq pays du Conseil de sécurité + l'Allemagne). L'objectif, pour la communauté internationale, est de s'assurer que l'Iran ne développera pas la bombe atomique. Pour Téhéran, il s'agit d'obtenir la levée des sanctions qui étouffent l'économie iranienne. De quoi faire miroiter aux entreprises occidentales de juteux contrats avec un pays de 80 millions d'habitants, disposant qui plus est des deuxièmes réserves en gaz au monde et des quatrièmes en pétrole. De passage à Paris, le docteur Hossein Esfahbodi, vice-ministre iranien de l'Industrie et président de la Compagnie internationale des expositions de l'Iran, affirme au Point.fr que les sanctions contre l'Iran ont desservi les intérêts de la France et profité aux États-Unis. Entretien.Le Point.fr : Les négociations sur le nucléaire iranien peuvent-elles rapidement aboutir à un accord final ?Hossein Esfahbodi : Je suis très optimiste, d'autant que, dès le début, le processus des négociations a été transparent. Tout le monde nous tend la main. Les délégations se multiplient en Iran. Regardez la France : deux cents chefs d'entreprise appartenant à une délégation du Medef se sont rendus sur place en février, alors que huit cents personnes avaient signé pour venir ! Les...

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