Les épargnants se plaignent de n'être pas suffisamment considérés

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Découragés par la fiscalité de plus en plus lourde qui pèse sur leur bas de laine, les Français s'avouent perdus dans le dédale des placements, estiment manquer d'informations, et peinent à trouver des conseils pertinents pour gérer des économies qu'ils considèrent pourtant comme essentielles pour leur avenir.

Les épargnants français ont du vague à l'âme. Les trois quarts d'entre eux ont le sentiment de n'être pas suffisamment considérés aujourd'hui, selon une étude réalisée par OpinionWay pour la Faider, qui regroupe plusieurs associations d'épargnants. Ils jugent aussi globalement trop pénalisante la fiscalité sur leurs placements, qui s'est beaucoup alourdie depuis vingt ans. Et 72% estiment même manquer d'informations sur l'usage qui est fait de leurs économies.

Alors qu'ils voient dans leur bas de laine une sécurité financière, ou un capital à transmettre aux enfants, une majorité d'entre eux avouent leurs craintes pour l'avenir de leurs investissements. «Ceci se combine avec un sentiment de confusion entre les différents produits d'épargne, et donc un besoin de conseils sur les bons placements» relève l'étude.

Besoin de plus de transparence... et de conseils

Plus de 60% des sondés avouent en effet avoir besoin d'être guidés. Mais ce n'est pas si simple. Pour 55% d'entre eux, il est difficile de trouver des conseils pertinents. Même l'assurance vie, produit tout terrain, ne suffit pas toujours à calmer leurs angoisses. Même si un Français sur deux, selon l'étude, dispose d'un contrat et que celui-ci, dans l'ensemble, donne satisfaction (85% des souscripteurs en sont contents), ils redoutent une évolution de la fiscalité aussi sur ce produit refuge.

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En outre, près de la moitié d'entre eux (48%) s'inquiètent de ne pas avoir d'interlocuteur en face d'eux pour assurer le suivi de leur placement fétiche. Bref, l'épargnant se sent bien seul.... La Faider, qui défend le rôle des associations d'épargnants, notamment auprès des pouvoirs publics, se félicite donc de voir que celles-ci sont considérées comme «utiles» par trois Français sur quatre.

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