Les épargnants ont de plus en plus besoin de conseils

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Placer son argent est plus compliqué qu'hier, des pistes pour se faire aider en payant ou pas.

Le temps où il suffisait, pour être un épargnant heureux, d'un contrat d'assurance-vie doté d'un fonds en euros performant risque d'être bientôt révolu, tant la chute des taux d'intérêt risque de peser fortement sur les rendements du placement préféré des Français. Certes, la Bourse, qui s'envole cette année, prend le relais. Mais c'est un univers où il est bien plus difficile de se débrouiller seul pour faire un bon placement. «Les épargnants n'ont jamais eu autant besoin de conseils qu'aujourd'hui, car l'environnement dans lequel ils doivent gérer leur patrimoine est devenu plus complexe et plus risqué», relève Meyer Azogui, le président de Cyrus Conseil. Bien sûr, de nombreux établissements (conseillers financiers indépendants, banques privées, sociétés de gestion…) ne demandent qu'à fournir ces précieux conseils. Mais pas gratuitement. Et, à l'avenir, ils seront plus sélectifs et réserveront leurs préconisations aux épargnants dotés d'un patrimoine suffisant. C'est du moins ce que craignent certains professionnels.

«Les réglementations se multiplient. Les autorités imposent un formalisme de plus en plus lourd. S'occuper d'un client revient donc de plus en plus cher», remarque Meyer Azogui. S'il reste toujours pour eux rentable de guider des particuliers aisés, qui peuvent investir des sommes significatives (les commissions qui rémunèrent les conseillers sont proportionnelles aux capitaux placés), «les établissements financiers et les courtiers, jusqu'ici assez peu regardants, commencent déjà à refuser les plus petits patrimoines», observe Meyer Azogui.

Conseillers en ligne

Internet pourrait-il prendre le relais et les aider à mieux piloter leurs finances? Sur la Toile fleurissent en tout cas les sites qui prétendent les guider. Parmi les derniers nés, Optimisator a été développé par Finansemble.fr avec son réseau de conseillers en gestion de patrimoine indépendants partenaires (CGPI) pour suggérer un patrimoine cible adapté à la situation personnelle et financière de l'internaute. Mais il y a aussi FundShop, qui se présente comme «le premier outil en ligne 100 % automatisé d'aide à la construction et gestion de portefeuille d'assurance-vie».

Un vrai conseiller au bout du fil? Les placements à moindre frais très en vogue sur le Web ont souvent la réputation de s'adresser aux épargnants avertis, autonomes. «Mais c'est justement sur Internet, parce qu'on est seul face à son ordinateur, qu'on a besoin de pouvoir parler à des conseillers bien formés», s'insurge François Leneveu, le président d'Altaprofits, l'un des pionniers de l'assurance-vie en ligne. «Les nôtres savent, même à distance, faire des opérations complexes, comme les clauses bénéficiaires démembrées», affirme-t-il.

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