Les derniers secrets du shah d'Iran

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Photo datée du 16 janvier 1979 du shah d'Iran, Mohammad Reza Pahlavi, ému, alors qu'il s'apprête à quitter définitivement l'Iran. 
Photo datée du 16 janvier 1979 du shah d'Iran, Mohammad Reza Pahlavi, ému, alors qu'il s'apprête à quitter définitivement l'Iran. 

Le sort du Shah d'Iran a été scellé depuis l'étranger. Voilà ce qu'affirme Amir Aslan Afshar, l'un des plus proches confidents de Mohammad Reza Pahlavi. Dans Mémoires d'Iran*, cet ancien diplomate iranien, dernier Grand Maître du protocole de la Cour impériale, relate les coulisses de la révolution iranienne, vue du palais. On y apprend que le shah d'Iran était persuadé d'avoir été lâché par ses alliés occidentaux, en tête desquels les États-Unis, pour avoir souhaité s'en émanciper.

"J'ai signé mon arrêt de mort le jour où j'ai signé avec une société pétrolière italienne un contrat qui accordait 75 % des bénéfices à l'Iran", a déclaré le souverain devant son chef de protocole. "L'hostilité des grandes compagnies contre moi a encore crû quand, prenant la tête de l'Opep, je suis parvenu à faire bondir les cours du brut et quand j'ai proclamé la pleine et entière souveraineté de l'Iran sur son industrie pétrolière à partir de 1979. (?) Ainsi, exactement comme ils l'avaient déjà fait avec mon père, ils ont mis fin à mon existence politique, précisément à la date fatidique de 1979."

C'est oublier qu'à l'époque, l'Iran est secoué depuis plus d'un an par une vague sans précédent de manifestations populaires mêlant islamistes, marxistes, islamo-marxistes, et libéraux. Leur cible, quarante ans de pouvoir despotique du monarque, assuré par sa féroce police secrète : la Savak. Et si...

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