Les députés votent la sédation irréversible en fin de vie

le
2
LA SÉDATION IRRÉVERSIBLE EN FIN DE VIE ADOPTÉE À L'ASSEMBLÉE
LA SÉDATION IRRÉVERSIBLE EN FIN DE VIE ADOPTÉE À L'ASSEMBLÉE

PARIS (Reuters) - Les députés français ont adopté mercredi une proposition de loi qui permet de plonger dans une sédation irréversible les patients en phase terminale sans toutefois aller jusqu'à légaliser l'euthanasie.

Les sénateurs devaient faire de même mercredi soir et le texte mis au point par une commission mixte paritaire (CMP) la semaine dernière sera alors définitivement adopté.

Cette proposition de loi, présentée par les députés Jean Leonetti (Les Républicains) et Alain Claeys (PS), traduit l'engagement pris par François Hollande durant sa campagne présidentielle de 2012 de dépasser la loi de 2005.

Le texte, qui complète donc la loi du 22 avril 2005, prévoit dans sa version définitive une "sédation profonde et continue" sous certaines conditions comme, par exemple, "lorsque le patient atteint d'une affection grave et incurable et dont le pronostic vital est engagé à court terme présente une souffrance réfractaire aux traitements".

Il rend contraignantes pour les médecins les directives anticipées laissées par les malades sauf, par exemple, "lorsqu'elles apparaissent manifestement inappropriées ou non conformes à la situation médicale".

Tous les groupes -- PS, LR, UDI, Front de gauche -- ont majoritairement voté ce texte à l'exception des radicaux de gauche, de certains écologistes et de quelques socialistes qui souhaitaient aller jusqu'à la légalisation du suicide médicalement assisté.

L'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) estime dans un communiqué que cette proposition de loi "ne représente en rien une avancée réelle pour les patients en fin de vie et leur famille".

A l'opposé, des élus LR membres de l'Entente parlementaire, l'aile droitière du principal groupe d'opposition, ont voté contre ou se sont abstenus sur cette proposition de loi qu'ils considèrent "comme un droit à la mort".

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a apporté son soutien à la nouvelle loi. "C'est une avancée majeure qui consacre la volonté de la personne, la liberté de la personne, le dignité de la personne", a-t-elle affirmé.

(Emile Picy, édité par Yves Clarisse)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • ZvR le mercredi 27 jan 2016 à 19:38

    Tout doucement sous couvert de bons sentiments on avance petit pas par petit pas vers l'euthanasie pour tous comme solution finale au problème de financement des retraites.

  • sibile le mercredi 27 jan 2016 à 19:26

    donc on fait quoi pour les tentatives de suicide ? on tente de les récupérer ou on les laisse mourir ?