Les députés ont achevé l'examen du projet de loi Macron

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PARIS (Reuters) - Les députés français ont achevé dans la nuit de samedi à dimanche l'examen en première lecture, du projet de loi pour la croissance et l'activité, la "loi Macron", sur laquelle ils se prononceront mardi par un vote solennel.

Commencé le 26 janvier, l'examen de ce texte présenté par le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a duré une semaine de plus que prévu malgré la procédure dite du "temps législatif programmé", qui vise à limiter la durée des débats.

Les députés UMP ont quitté l'hémicycle samedi en début de soirée après avoir épuisé leur temps de parole, regrettant de ne pouvoir présenter leurs amendements encore à discuter.

Au total, 2.850 amendements ont été déposés sur ce texte qui comporte finalement plus de 200 articles, contre 102 à l'origine.

Comme il l'avait fait en commission, le ministre de l'Economie a défendu, seul au banc du gouvernement, son texte du début à la fin, répondant à toutes les interventions.

Ce projet qualifié de "fourre-tout" par ses détracteurs comporte de nombreuses mesures disparates, des professions juridiques au travail dominical en passant par une réforme de la justice prud'homale, la libéralisation du transport par autocar ou la privatisation des aéroports de Nice et de Lyon.

Face aux critiques, Emmanuel Macron a retiré un dispositif sur "le secret des affaires" devant les protestations des lanceurs d'alerte et de la presse, qui craignait de ne plus pouvoir enquêter sur les entreprises.

Il a aussi retiré le dispositif dit du "corridor tarifaire", vivement dénoncé par les notaires, qui proposait d'instaurer un prix plancher et un prix plafond pour les actes notariaux.

Le dispositif a été remplacé par une "remise", un mécanisme qui permet des baisses de certains tarifs dans le but de créer une dynamique de baisse des prix.

Le groupe socialiste, à l'exception de quelques uns de ses "frondeurs" qui ont vivement combattu plusieurs mesures, votera le projet de loi, ainsi que la majorité des radicaux de gauche.

Les écologistes devraient majoritairement s'abstenir, de même que les centristes de l'UDI. Le groupe UMP votera massivement contre mais quelques uns de ses membres devraient s'abstenir ou le voter.

Le Front de gauche votera également contre ce texte, qu'il juge d'inspiration "libérale" et qui doit être examinée par le Sénat en avril.

(Emile Picy, édité par Emmanuel Jarry et Danielle Rouquié)

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