Les cybercafés sont-ils condamnés ?

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Un cybercafé déserté par les clients à Kinshasa en RDC. Le smartphone qui explose en Afrique a eu raison du modèle économique des salles en réseau.
Un cybercafé déserté par les clients à Kinshasa en RDC. Le smartphone qui explose en Afrique a eu raison du modèle économique des salles en réseau.

Les cybercafés sont-ils (déjà) des vestiges d'une époque révolue ? À en juger par les chutes drastiques de fréquentation partout dans le monde et les fermetures à répétition, il semblerait que oui. RIP, les espaces sombres, surchauffés, aux ordinateurs d?un autre siècle dans leurs box exigus. Pour le site Quartz Africa, il n?y a aucun doute, le smartphone a sans ménagement fait la peau des cybercafés au Nigeria. Le pays le plus peuplé d?Afrique est pourtant célèbre pour ses techniques d?escroquerie, régulièrement mises en ?uvre dans ces petits commerces. Mais les chiffres sont sans équivoques. En 2001, le Nigeria comptait un peu plus de 400 000 lignes de téléphone fixe. Aujourd?hui, 85 millions de Nigérians ont un abonnement mobile, soit près de la moitié de la population. Dix ans après le boom des cybercafés, la très grande majorité a dû fermer ou se reconvertir dans de nouvelles activités telles que l?impression et la vente.

Le phénomène est mondial : au Bangladesh, c?est près de 40 % des cybercafés qui ont fermé ces cinq dernières années, rapporte Cybercafes Owners Association of Bangladesh. L?Inde et ses 300 millions d?internautes se lassent tout autant. Selon le Times of India, seuls 5 % des internautes se sont rendus dans un cybercafé en 2013, contre 44 % en 2009. Ces salles en réseau étaient pourtant le symbole de la modernisation indienne à l?aube des années 2000, lieu du chat, du...

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