Les comptes de campagne de Marie-Arlette Carlotti rejetés

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REJET DES COMPTES DE CAMPAGNE DE MARIE-ARLETTE CARLOTTI
REJET DES COMPTES DE CAMPAGNE DE MARIE-ARLETTE CARLOTTI

MARSEILLE (Reuters) - L'ancienne ministre socialiste Marie-Arlette Carlotti, tête de liste dans le troisième secteur de Marseille lors de l'élection municipale de mars dernier, a annoncé lundi que ses comptes de campagne avaient été rejetés.

La décision de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) repose sur un dépôt des comptes trop tardif par l'expert comptable mandaté par le Parti socialiste et des rectifications apportées après l'expiration du délai légal.

"J'ai été abusée par un expert comptable en qui j'avais toute confiance au regard de sa notoriété et de son expertise. Pourtant, il s'est autorisé à modifier la présentation de mon compte après la date limite de dépôt, sans même que j'en sois avertie et dans le seul but de corriger ses propres carences et ses erreurs", affirme Marie-Arlette Carlotti dans un communiqué.

L'ex-ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l'exclusion du gouvernement de Jean-Marc Ayrault s'estime "victime de graves erreurs professionnelles", comme les autres têtes de listes PS-EELV à l'élection marseillaise dont certaines pourraient également voir leurs comptes de campagne rejetés.

Ce ne sera pas le cas, selon elle, pour ceux du chef de file du PS, Patrick Mennucci, ce dont se félicite la députée, sans toutefois se l'expliquer.

"Certes, huit comptes de campagne distincts sont présentés à la Commission mais la campagne électorale est unique, autour d'un seul projet, d'un seul leader, Patrick Mennucci, sorti vainqueur des primaires", dit-elle, précisant que les dépenses directement engagées sur son secteur ne représentaient que 27% de son budget.

"Il appartient aujourd'hui à celui qui a voulu diriger cette campagne municipale, avec le résultat électoral que nous connaissons, de prendre toutes ses responsabilités dans ce qui s'annonce comme une issue abracadabrantesque", ajoute-t-elle.

Ce rejet ouvre la voie à un non-remboursement par l'Etat de près de la moitié des frais de campagne engagés. Le tribunal administratif est également habilité à prononcer des peines d'inéligibilité pouvant atteindre trois ans.

(Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse)

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  • ppetitj le lundi 1 déc 2014 à 17:56

    Ils choisissent les comptables, se trompent et c'est toujours la faute des autres...Comme l'inversion de la courbe du chomage, la crise financière...etc...De vrais calimero les socialos...