Les citadins passent près de 3 heures par semaine à faire leurs courses

le , mis à jour à 12:43
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VIDÉO - D'après les dernières données de l'Insee, publiées ce jeudi et datant de 2010, les écarts entre hommes et femmes se sont réduits. Les courses restent plus souvent une corvée qu'une sortie agréable pour les familles.

Les Français qui résident en ville passent toujours autant de temps à faire leurs courses qu'il y a 35 ans. D'après une étude de l'Insee publiée ce jeudi et dont les données datent de 2010, ils consacrent 23 minutes par jour, soit 2 heures 41 minutes par semaine à cette tâche domestique, hors trajets. Soit 11% du temps occupé par les activités ménagères. Cette durée moyenne est restée stable depuis 1974. En revanche, leur façon de faire les courses a considérablement évolué.

Les hommes se sont aussi mis à remplir le frigo

Les femmes consacrent 6 minutes de plus aux courses que les hommes chaque jour, en 2010. Un écart qui s'est réduit de moitié depuis 1974. Cette présence accrue des hommes dans les magasins va de pair avec leur plus grande implication dans les tâches ménagères: courses, ménage, cuisine, soins et éducation des enfants. Certes, ils consacrent seulement 2 heures et 36 minutes par jour aux activités domestiques contre 4 heures et 7 minutes pour les femmes. Mais cet écart s'est réduit en 35 ans. Selon l'Insee, le «temps domestique» des hommes a augmenté de 33 minutes par jour pendant qu'il diminuait de 1 heure et 25 minutes pour les femmes.

Les courses ne se font plus à pied

La part des trajets à pied dans les virées courses, majoritaires en 1974 (53 % de la durée totale des trajets), a fortement diminué en 2010 (à 17 %) au profit des déplacements en voiture (65 % de la durée totale, contre 38 % en 1974). La durée du trajet en voiture a ainsi triplé en 35 ans, pour atteindre 15 minutes par jour. «Cette évolution est liée à l'essor des courses réalisées dans des grandes surfaces, situées majoritairement à la périphérie des villes: elles concentrent en 2010 les trois quarts des dépenses alimentaires», explique l'Insee. Les citadins marchent encore un peu, mais leurs déplacements à pied sont réservés «aux courses de proximité de moins de dix minutes».

Le créneau le plus fréquenté de la matinée (10h35) concurrencé par la pause-déjeuner

Les horaires d'ouverture des magasins s'étant étendus - notamment sur la pause méridienne ou avec une fermeture plus tardive le soir - les courses sont plus étalées au cours de la journée. Ainsi, le moment le plus fréquenté de la matinée (10h35 précisément, selon l'Insee), a perdu des adeptes (de 8,5% à 6,4% des consommateurs entre 1974 et 2010) tandis que les créneaux de la pause-déjeuner sont de plus en plus plébiscités, en particulier entre 13 et 14 heures (de 0,4% à 1,2% en moyenne). «Les commerces de restauration rapide et de repas à emporter se sont beaucoup développés», ce qui libère du temps pour les courses, souligne l'Insee. En revanche, les plages horaires après 20 heures restent peu utilisées, le taux moyen de personnes faisant des courses entre 20 heures et 21 heures est de 0,3 % en 2010, contre 0,1 % en 1974.

Des courses toujours plus longues le samedi

Les courses du samedi se répartissent équitablement entre le matin et l'après-midi, avec deux périodes de pointe: entre 10 et 11 heures puis entre 15 et 17 heures. La durée moyenne des courses du samedi est de 88 minutes, contre 68 minutes en 1974. Le dimanche, la fréquentation culmine à 10 heures 40 (5,4 % de consommateurs en 2010), mais elle a chuté de 3 points depuis 1974. «En revanche, le nombre plus important de magasins ouverts a accru les possibilités de faire des courses le dimanche après-midi, ce qui se concrétise par la présence constante d'environ 1,4 % de consommateurs entre 14 et 19 heures.» Toujours est-il que les courses du dimanche sont toujours les moins longues même si, entre 1974 et 2010, leur durée est passée de 40 à 62 minutes pour ceux qui les pratiquent.

Une corvée plutôt qu'une sortie agréable pour les familles

Les retraités ou les personnes au foyer considèrent plus souvent les courses comme une activité agréable que la moyenne de la population (respectivement 46 % et 39 % contre 30 % en moyenne). «Plus l'âge avance, et plus faire des courses, occasion de sortie et facteur de sociabilité, est vécu comme un moment agréable», note l'Insee. Les personnes seules ou qui vivent en couple sans enfant apprécient également plus souvent que les autres ces moments (respectivement 33 % et 38 %). A l'inverse, les pères et mères de famille ne profitent pas des courses de la même manière. Pour un quart d'entre eux c'est une corvée, soit deux fois plus qu'en 1986!

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