Les arrêtés anti-burkini s'étendent aux Bouches-du-Rhône

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L'INTERDICTION DU PORT DU BURKINI S'ETEND AUX BOUCHES-DU-RHÔNE
L'INTERDICTION DU PORT DU BURKINI S'ETEND AUX BOUCHES-DU-RHÔNE

MARSEILLE (Reuters) - Après des élus des Alpes-Maritimes, de Corse et du Pas-de-Calais, trois maires des Bouches-du-Rhône ont pris un arrêté municipal interdisant le port du burkini sur les plages de leur commune, a-t-on appris auprès des municipalités concernées.

Les villes balnéaires de Cassis et de la Ciotat ont télétransmis mardi en préfecture un arrêté contre l'usage de ce vêtement de bain couvrant tout le corps, conçu pour les femmes musulmanes. Une mesure similaire avait été prise vendredi dernier aux Saintes-Maries-de-la-mer.

La maire Les Républicains de Cassis, Danielle Milon, justifie sa démarche par "l'émoi et l'inquiétude" de la population après les attentats perpétrés cet été, notamment à Nice, "par des individus revendiquant des mobiles religieux" et encourageant "les adeptes d'une radicalisation religieuse violente".

"L'un des indices de cette radicalisation violente est constitué par des comportements de différenciation explicites, notamment dans le domaine vestimentaire, et particulièrement dans le domaine des tenues de bains", dit l'arrêté dont Reuters a obtenu une copie.

Cet arrêté, qui s'applique jusqu'au 30 octobre à minuit, a été pris en raison des "risques de troubles à l'ordre public" susceptibles d'être générés par la présence sur les plages de femmes portant un burkini.

La mairie de Cannes avait pris dès le 27 juillet un arrêté qui ne vise pas seulement le burkini mais aussi le port du voile.

Une demi-douzaine d'autres élus ont suivi son exemple après des heurts attribués à un différend (à tort selon la justice) sur le burkini à Sisco, en Haute-Corse.

Le Premier ministre, Manuel Valls, a soutenu ce choix d'un certain nombre de maires français, tout en excluant de légiférer sur le sujet.

Le tribunal administratif de Nice a rejeté lundi une nouvelle demande de suspension d'un arrêté "anti-burkini" pris par la mairie de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes).

Déjà saisie il y a une dizaine de jours pour un arrêté du maire de Cannes, la juridiction niçoise avait alors rendu une décision allant dans le même sens, confortant les municipalités ayant interdit le port de vêtements religieux sur les plages.

Mais la Ligue des droits de l'homme (LDH) et le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), qui jugent les mesures anti-burkini liberticides et discriminatoires, ont fait appel devant le Conseil d'Etat.

(Jean-François Rosnoblet, édité par Gérard Bon et Emmanuel Jarry)

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  • charleco il y a 5 mois

    Elle s'entraîne pour les Jeux olympiques. Y aura-t-il une nouvelle catégorie?

  • dioptaze il y a 5 mois

    bien la charia ne passera pas !!! On est chez nous !!!!

  • bobded il y a 5 mois

    jamais vu un juif se baigner avec sa kippa

  • agavois1 il y a 5 mois

    complètement dé bile! et les juifs ,par exemple, ont bien des signes de différenciation explicites;kippa,bouclettes,froufrou...et on ne trouve rien à redire....

  • mim69005 il y a 5 mois

    Ceux à qui notre mode de vie ne convient pas ont toujours la ressource de le quitter pour des lieux plus en accord avec leurs attentes ! Qu'ils soient français ou étrangers un départ pour la région ou le pays de leur choix leur permettrait de vivre leurs convictions sans contraintes !!!

  • mim69005 il y a 5 mois

    Que la LDH et le CCIF ne s'étonne plus de la levée de boucliers contre cette nouvelle provocation des intégristes de tous bords : jusqu'à ces dernières semaines nous ne rencontrions sur les plages que des citoyens en maillot de bain ou en vêtements "civils". On a subitement une prolifération de burkinis ! Qu'on ne nous dise pas qu'il ne s'agit pas d'une provocation affichée, volontaire et communautariste ! Il n'y a là, aucun droit de l'homme à défendre !