Légitime défense des policiers : "Personne ne réclame un permis de tuer"

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Peut-on aligner la légitime défense des policiers sur celle des gendarmes ?
Peut-on aligner la légitime défense des policiers sur celle des gendarmes ?

Jeudi après-midi, à l'Assemblée nationale, le député Eric Ciotti défendait sa proposition de loi visant à améliorer les conditions de l'emploi de la légitime défense par les forces de l'ordre. Dit autrement, le but était de permettre qu'un policier puisse tirer dans d'autres circonstances que lorsque sa vie est immédiatement menacé. Aujourd'hui, un policier (à la différence d'un gendarme) ne peut tirer que si sa vie est en danger immédiat, par exemple lorsqu'un individu dégaine son arme et le vise. Les gendarmes, eux, peuvent tirer après sommation. En réalité, la jurisprudence a rapproché les deux corps dans le sens le plus restrictif : celui des policiers. Les représentants des gardiens de la paix militent quant à eux pour une légitime défense qui tiendrait compte d'un contexte sécuritaire où l'uniforme ne fait plus vraiment peur. Pas adoptée, mais pas enterrée"Aujourd'hui, la Justice peut se retourner contre un dépositaire de l'autorité publique s'il riposte à une agression à mains nues comme celle qu'a vécu le gendarme Nivel, handicapé à 90%, qui s'est fait massacrer par une dizaine d'individus durant la coupe du monde 1998 en France ", déplore Frederic Lagache du syndicat Alliance, majoritaire chez les gardiens de la paix et gradés. "Nous avons besoin de sécurité juridique", avait plaidé pour sa part Unité-SGP à l'Assemblée la semaine dernière. L'UMP, qui avait déjà fait la même proposition en 2012 quand Manuel Valls...

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