Le Vatican envisage de (re)créer un évêché à Genève

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Parvis de la cathédrale protestante Saint-Pierre à Genève, en Suisse.
Parvis de la cathédrale protestante Saint-Pierre à Genève, en Suisse.

Il y a une trentaine d'années, la nomination d'Amédée Grab comme évêque auxiliaire de Genève avait été prise par les protestants comme une provocation. Rome tentait-il de reconquérir la cité de Calvin ? Le pape François prend donc aujourd'hui mille précautions pour laisser entendre que l'Église catholique examinerait la possibilité de créer (ou de recréer) un évêché à Genève, au coeur de la forteresse historique de la Réforme. En évitant que les protestants ne déterrent la hache de guerre. Même en 2015, le sujet reste sensible. De très nombreux Genevois descendent de protestants français, chassés par les massacres de la Saint-Barthélemy en 1572 et la révocation de l'édit de Nantes en 1685. Pendant très longtemps, certaines fonctions, comme présidents d'université ou de la Croix-Rouge, procureur général et associé-gérant d'une banque privée ne pouvaient être attribués qu'à des calvinistes. Le souffle de Jean Calvin plane toujours sur la ville du bout du lac. Napoléon annexe Genève De plus, en Suisse, on se devait de choisir la religion de son canton, protestant à Genève, Lausanne et Neuchâtel, catholique à Fribourg et en Valais. Résultat, il a fallu attendre que Napoléon annexe Genève en 1798 pour qu'une messe catholique puisse enfin y être à nouveau célébrée. Le dernier évêque ayant été chassé sans ménagement en... 1533. À la fin du XIXe siècle, le pape Pie IX a bien tenté d'imposer un évêque à...

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