Le trafic des migrants raconté par un passeur

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Des migrants arrivent à Parleme en Italie, le 7 août 2014 (photo d'illustration).
Des migrants arrivent à Parleme en Italie, le 7 août 2014 (photo d'illustration).

Alors que les drames de migrants en Méditerranée agitent l'actualité depuis quelques semaines, des journalistes du site d'information Slate sont entrés en contact avec des passeurs. Pour mener leur enquête à bien, les reporters se sont fait passer pour Odilon Tando, un jeune homme centrafricain qui, après avoir rejoint la Libye, cherche désormais à rejoindre l'Europe. Afin de rendre leurs propos plus crédibles, les journalistes vont lui créer un profil Facebook à son nom, avec une fausse photo de profil. La prise de contact peut commencer. Sur le réseau social, les passeurs ne sont pas difficiles à trouver. Et pour cause, certains d'entre eux ont été recensés par le Financial Times. "C'est en piochant des noms de passeurs diffusés par le quotidien britannique que nous avons commencé, via Facebook, à les pister", explique un journaliste du site d'informations.

Une fois la conversation entamée, les passeurs ne vont pas attendre bien longtemps avant d'évoquer un tarif : 3 000 dollars la traversée. Un prix excessivement cher pour les migrants quand on sait que le salaire moyen en Centrafrique était de 41 dollars par mois en 2012. Preuve que les prix fluctuent, un autre passeur - qui ne répondra qu'une fois - proposera, lui, une traversée à 1 000 euros.

"Il n'y a pas de danger, j'utilise un nouveau bateau"

Odilon Tando poursuit la conversation. "Où est-ce possible d'acheter un ticket pour prendre un bateau ? Ai-je besoin de venir à...

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