Le "swatting", un canular à prendre au sérieux

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Les forces de police déployées inutilement aux abords de l'église Saint-Leu.
Les forces de police déployées inutilement aux abords de l'église Saint-Leu.

Hier potaches, aujourd'hui néfastes, les canulars téléphoniques qui piégeaient Madame Michu n'ont plus rien d'une farce quand ils contraignent les forces de sécurité à intervenir urgemment pour une attaque inventée de toutes pièces. Délibérément nuisible et particulièrement difficile à endiguer, le fléau nommé « swatting » s'est abattu samedi après-midi à Paris sur la police française et la BRI avec un retentissement à la mesure de la menace terroriste permanente.

La vengeance des geeks

Ce phénomène qui a émergé aux États-Unis en 2008 a été baptisé ainsi par le FBI en référence à l'unité d'élite de la police américaine SWAT que les « swatteurs » ont l'habitude de provoquer via Internet afin de ne pas être repérés. Préjudiciable de façon collatérale pour les agents obligés de se déplacer, le swatting vise d'abord à nuire à un particulier dont le domicile transformé en zone de crime imaginaire fait l'objet d'une perquisition musclée jusqu'à ce que la supercherie soit découverte. Il constitue le moyen de vengeance privilégié des communautés de joueurs en ligne, qui prolongent leur adversité dans le réel. Devenue tristement célèbre outre-Atlantique, cette manoeuvre vengeresse a également fait des victimes chez les « people », notamment Tom Cruise, Clint Eastwood et Justin Bieber.

En France, le hacker militant Gregory Chelli, alias Ulcan, aujourd'hui réfugié en Israël,...

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