Le Royaume-Uni pourrait-il rester dans l'UE ?

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Après 43 années d’appartenance, 52% des Britanniques ont voté « Leave » au référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne le 23 juin 2016. Selon l’article 50 du traité de Lisbonne, un accord de retrait doit être négocié dans les deux ans qui suivent la notification de décision, ou une sortie automatique sera déclarée. Que peut-il se passer pendant les deux prochaines années ?

Le Royaume-Uni entend conserver ses avantages commerciaux avec l'Union européenne.
Le Royaume-Uni entend conserver ses avantages commerciaux avec l'Union européenne.

Un référendum consultatif, non contractuel

Le référendum organisé suite à la campagne Brexit n’oblige pas le gouvernement à suivre l’avis majoritaire des citoyens. À ce jour, aucune décision de retrait n’a été officiellement transmise à l’Union européenne. En annonçant sa sortie anticipée du gouvernement pour octobre 2016, David Cameron a laissé le soin à son successeur d’entamer les négociations. Mais comment les Tories (conservateurs anglais) vont-il faire voter la sortie de l’UE à un parlement dont les membres sont majoritairement contre ? Faudra-t-il imposer le retrait, et dans ce cas, la décision sera-t-elle légale ? Le Royaume-Uni n’est pas encore sorti de l’auberge !

Ballet de démissions

David Cameron n’est pas le seul à avoir annoncé sa démission. Boris Johnson, ancien maire conservateur de Londres, a annoncé le 1er juillet son retrait de la course à Downing Street, malgré la victoire du Brexit dont il était partisan. Le 4 juillet, Nigel Farage, principal voix du Brexit depuis dix ans, a démissionné de sa fonction de président du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP). Il a déclaré : « Mon objectif de sortir de l’UE est atteint, j’ai accompli ma mission ». En se retirant, les deux principaux partisans de la sortie de l’UE ne reconnaissaient-ils pas une impuissance à gérer la crise qu’ils ont provoquée ?

Vers un scénario de demi-mesure ?

Le Royaume-Uni pourrait rejoindre l’Islande, le Lichtenstein, la Norvège et la Suisse dans la liste des pays non-membres de l’UE mais appartenant à la zone de libre-échange. Toutefois, la campagne Brexit demandait justement la fin de la libre circulation pour mettre fin à l’immigration. À défaut, des accords bilatéraux spécifiques pourraient être votés. Se pourrait-il que le Royaume-Uni bénéficie encore d’un statut particulier, comme c’était le cas avec la zone euro ? De l’issue de ces négociations dépend la qualité de nos relations avec nos voisins : contrôles aux frontières, visa, expatriation, achats, accords de TVA… Mais plus grave encore, la cohésion de l’Union Européenne.

Trucs et astuces

La Slovaquie, dont le Premier ministre Robert Fico est critique envers Bruxelles, a repris la présidence tournante de l’UE le 1er juillet. Ce nouveau mandat pourrait est déterminant dans les négociations avec le Royaume-Uni et la restructuration de l’UE face à cette crise sans précédent.
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  • mlaure13 le lundi 11 juil 2016 à 14:23

    RE:...Le peuple à parlé...à 52%...ne nous faites pas rire...les 2/3 seraient bcp plus parlant...C'est une super entourloupe...Autrement dit, ils peuvent traîner des pieds autant qu’ils veulent, comme une loi votée sans décret d’application…Encore un enfumage monstre avec la valse des milliards, mais pas perdus pour tout le monde…on est vraiment dans un monde de mer/de… :-(((