"Le régime syrien bombarde les hôpitaux pour démoraliser la population"

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Dans la ville rebelle d'Anadan, dans le nord de la province d'Alep, l'hôpital soutenu par l'UOSSM en partie détruit par des bombardements fin juillet.  
Dans la ville rebelle d'Anadan, dans le nord de la province d'Alep, l'hôpital soutenu par l'UOSSM en partie détruit par des bombardements fin juillet.  

Pour le seul mois de juillet 2016, 28 établissements médicaux auraient été bombardés dans le nord de la Syrie. Par l'armée syrienne, mais aussi, vraisemblablement, par l'aviation russe. Il s'agit d'hôpitaux, de centres de santé primaire, et même d'une banque du sang, à Saraqeb, et de la direction de la santé publique d'Idlib. « Nous ne sommes pas des experts militaires, mais nous savons reconnaître les avions russes, plus rapides, et dont les missiles sont plus précis et donc plus destructeurs », assure le docteur Tawfik Chamaa, secrétaire général de l'Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM).

L'UOSSM, dont le siège exécutif est installé à Gaziantep, en Turquie, non loin de la frontière syrienne, tente d'aider les quelque 120 hôpitaux et plus de 200 centres de santé situés dans les zones tenues par les rebelles. Ell dispose d'environ 850 personnes sur le terrain, répartis entre la Syrie, le Liban et la Turquie. « Nous sommes entrés dans une guerre totale. Le régime bombarde systématiquement les hôpitaux, même ceux pour enfants, afin de démoraliser totalement la population et la convaincre qu'elle n'a plus aucune chance de survivre si elle ne rallie pas le pouvoir syrien », lâche Tawfik Chamaa, installé à Genève, et dont la famille est originaire d'Alep.

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