Le projet de loi sur la biodiversité remanié au Sénat

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LE SÉNAT ADOPTE UNE VERSION RÉVISÉE DU PROJET DE LOI SUR LA BIODIVERSITÉ
LE SÉNAT ADOPTE UNE VERSION RÉVISÉE DU PROJET DE LOI SUR LA BIODIVERSITÉ

PARIS (Reuters) - Le Sénat a adopté jeudi soir en deuxième lecture une version révisée du projet de loi sur la biodiversité qui supprime la taxe sur l'huile de palme et reporte à 2020 l'interdiction des pesticides néonicotinoïdes accusés de nuire aux abeilles.

Le texte repart maintenant à l'Assemblée nationale.

En première lecture, le Sénat avait introduit l'idée d'une taxe sur l'huile de palme utilisée dans de nombreux produits alimentaires afin d'encourager l'industrie à en réduire l'usage, les plantations de palmiers à huile étant très nocives pour l'environnement. De vives protestations avaient émané des producteurs en Indonésie et en Malaisie.

En mars, l'Assemble Nationale avait fortement revu à la baisse cette taxe spéciale et avait exclu de son champ d'application les huiles produites de manière durable.

Le texte des députés prévoyait d'instaurer à partir de 2017 une taxe additionnelle progressive, censée atteindre 90 euros par tonne en 2020, à la taxe spéciale sur les huiles végétales pour les huiles de palme, de palmiste et de coprah destinées à l'alimentation humaine.

Jeudi, les sénateurs ont décidé qu'une telle mesure pourrait être contraire aux règles du commerce international, et qu'elle aurait davantage sa place dans une loi de finances.

La mesure pourrait toutefois être réintroduite dans le texte par l'Assemblée nationale.

L'avenir d'un autre aspect clé du projet de loi, portant sur l'interdiction des néonicotinoïdes, des pesticides accusés de nuire aux abeilles et donc à la pollinisation, mais aussi à la santé, est lui aussi incertain.

En mars, les députés avaient adopté une interdiction à partir du 1er septembre 2018 de ces pesticides, un projet soutenu par la ministre de l'Environnement Ségolène Royal.

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll avait invité les députés à ne pas voter l'interdiction, susceptible de désavantager les agriculteurs français par rapport à leurs confrères européens.

Le gouvernement a depuis précisé sa position, et a soutenu jeudi un amendement demandant une étude sur les produits de substitution à ces pesticides, assorti d'un report de la mise en oeuvre de l'interdiction à 2020.

(Sybille de La Hamaide; Julie Carriat pour le service français, édité par Danielle Rouquié)

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  • mlaure13 il y a 11 mois

    Un pas en avant...deux en arrière...décidément, la fin de l'humanité ne semble pas inquiéter nos Rentiers/politicards ma//fieux...???:-(((