Le premier camp humanitaire de France ouvre à Grande-Synthe

le , mis à jour à 16:51
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OUVERTURE À GRANDE-SYNTHE DU PREMIER CAMP HUMANITAIRE DE FRANCE
OUVERTURE À GRANDE-SYNTHE DU PREMIER CAMP HUMANITAIRE DE FRANCE

LILLE (Reuters) - Le premier camp aux normes internationales construit par Médecins sans frontières (MSF) avec le soutien de la municipalité a accueilli lundi ses premiers migrants à Grande-Synthe (Nord), à 40 kilomètres de Calais.

Ce site doit accueillir le millier de migrants actuellement entassés dans des conditions d'hygiène déplorables dans un camp sauvage situé dans cette petite ville, explique l'ONG.

L'objectif de la mairie et de MSF est de transférer dans le camp l'ensemble des migrants en trois jours.

"Cette opération menée conjointement avec la municipalité de Grande-Synthe vise à mettre les réfugiés à l’abri et au sec, et à leur offrir des conditions de vie plus acceptables", dit MSF.

Les migrants venus du camp seront logés dans des abris en bois et, dans chaque "quartier", auront à disposition des blocs sanitaires équipés de WC et de douches avec eau chaude. Des lieux de vie seront également installés par les associations.

Dans le même temps, le démantèlement de la partie sud de la "jungle" de Calais a repris lundi, une semaine après son lancement, alors qu'un quart du bidonville, soit deux hectares environ, a été nettoyé.

Les salariés d'une société privée ont poursuivi sous des averses de neige la démolition des abris de fortune, qui sont entassés dans des bennes sous la protection d'un cordon de CRS.

"Environ deux hectares ont été libérés, cela représente un quart de la surface totale, il reste donc quelques semaines de travaux", a expliqué un porte-parole de la préfecture du Pas-de-Calais.

Environ 200 places sont disponibles pour les migrants qui souhaiteraient se rendre dans le centre d'accueil provisoire mis en place en bordure de la jungle, a-t-il précisé.

Beaucoup de migrants refusent de s'y rendre pour éviter la prise de leurs empreintes digitales, condition nécessaire pour pouvoir y entrer.

Environ 500 habitants de Calais, dont de nombreux commerçants, se sont rendus lundi à Paris pour dénoncer la baisse de fréquentation de leurs magasins liée à la présence des milliers de migrants et réclamer des mesures de soutien.

La maire de Calais, Natacha Bouchart (LR), avait indiqué la semaine dernière que François Hollande avait promis une "pause fiscale" en faveur des commerçants, qui ont manifesté aux abords du ministère des Finances, à Bercy.

"Le gouvernement doit déclarer le Calaisis en état de catastrophe économique exceptionnelle", proclamait une banderole brandie par les manifestants.

(Pierre Savary, avec Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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  • serge537 le lundi 7 mar 2016 à 18:01

    ça ne coute rien c est une richesse pour la france .......... et les francais bien sur

  • 1259701 le lundi 7 mar 2016 à 17:06

    Ah ouais, c'est bien!! Et les habitants de Calais, qui en parlait? Qui les représentaient?En fait, on s'aperçois qu'à Calais il y a aussi des gens qui y vivent et qui y travaillent depuis 1 semaine parce qu'auparavant ,on parlait des migrants, de l'Angleterre, des ferrys et des passeurs mais les habitants était superbement ignorés. Pas beau ça?? Calaisiens, vous valez tripette aux yeux de tous ces bien pensants!!!

  • paspil le lundi 7 mar 2016 à 16:54

    ils veulent quitter la France et on les met à la campagne ...

  • MIKE3000 le lundi 7 mar 2016 à 16:43

    Dans trois jours c'est le dépotoir!

  • M1945416 le lundi 7 mar 2016 à 16:39

    on va voir si nos sdf vont aussi avoir ce genre de cabane ...