Le plan Juncker pourrait créer 2,1 millions d'emplois, dit l'OIT

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LE PLAN JUNCKER POURRAIT CRÉER 2,1 MILLIONS D'EMPLOIS DANS L'UE, SELON L'OIT
LE PLAN JUNCKER POURRAIT CRÉER 2,1 MILLIONS D'EMPLOIS DANS L'UE, SELON L'OIT

GENEVE (Reuters) - Le plan d'investissement présenté en décembre par la Commission européenne pourrait, s'il réussit, créer un solde net de plus de 2,1 millions d'emplois et abaisser d'un point le taux de chômage dans l'UE d'ici à 2018, estime l'Organisation internationale du travail (OIT).

Mais si ce programme, qui doit permettre de lever 315 milliards d'euros entre 2015 et 2017 grâce à une garantie de départ de 21 milliards d'euros, ne parvient pas à attirer les investisseurs privés, il ne devrait créer que 400.000 emplois nets, une goutte d'eau sur les 23 millions d'Européens au chômage, ajoute l'OIT dans un rapport publié mercredi.

"Si le plan est bien mené, le nombre pourrait atteindre 2,1 millions de nouveaux emplois d'ici 2018. Cela permettrait de réduire le taux de chômage en Europe de 0,9 point de pourcentage, de près d'un point d'ici à 2018", a déclaré Raymond Torres, directeur du département des études de l'OIT, lors d'une conférence de presse à Genève.

"Le plan Juncker peut être un bon moyen de stimuler directement l'économie réelle, en complément des injections monétaires annoncées par la Banque centrale européenne", a-t-il ajouté, par allusion au programme d'assouplissement quantitatif annoncé jeudi dernier par la BCE.

Mais les investisseurs privés, qui seraient sollicités à hauteur de 252 milliards d'euros, réclament plus de précisions sur ce programme de relance de la croissance par des grands travaux et souhaitent que les gouvernements mettent davantage la main à la poche.

"Il est donc très important d'engager des projets avec de vastes économies d'échelle, par exemple les réseaux énergétiques en Europe ou les investissements 'verts', qui ont une incidence positive sur les tierces parties et ne devraient normalement pas être entrepris uniquement par des investisseurs privés", a déclaré Raymond Torres.

Dans des pays au fort taux de chômage comme la Grèce, l'Italie ou l'Espagne, de nombreuses PME manquent d'accès aux crédits bancaires, a-t-il poursuivi. "Il est donc très important que le plan implique fortement les petites entreprises à travers, par exemple, des garanties de crédit."

La répartition des investissements entre les pays est primordiale, a encore estimé Raymond Torres.

Il a relevé que la Banque européenne d'investissement avait investi plus en Autriche, où le taux de chômage est faible, qu'au Portugal, ou encore bien plus hors UE qu'en Grèce.

"Nous espérons donc que le plan définitif qui sera adopté prendra davantage en compte la répartition des fonds entre les pays", a-t-il dit.

(Stephanie Nebehay; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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  • lsleleu le mercredi 28 jan 2015 à 17:18

    Il semble qu'il ait trouver la baguette magique que notre président a perdu, il ne fait aucun doute qu'elle aura la même efficacité.

  • ljay1 le mercredi 28 jan 2015 à 17:18

    Quels emploi??? l'industrie française est- KO... des emplois allemands u n peu... C'est un utopiste ... A moins que l'on emploie les gens à ne rien faire!!!!!!!!!!

  • odnaz le mercredi 28 jan 2015 à 17:10

    On aurait du virer cet imposteur ! Comment a-t-on pu donner le pouvoir de la Commission Européenne à un être qui a détourné l'argent fiscal des nations (et donc des peuples) au profit de son petit confetti ducal et des multinationales étangères. Honte à lui .... et à nous qui tolérons l'escro querie.

  • LeRaleur le mercredi 28 jan 2015 à 16:46

    Le Junker croit encore au Père Noël. 2 millions, tu nous as bien vu ?