Le Pen et Macron mettent en scène l'opposition sur les retraites

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LE PEN ET MACRON METTENT EN SCÈNE L'OPPOSITION SUR LES RETRAITES
LE PEN ET MACRON METTENT EN SCÈNE L'OPPOSITION SUR LES RETRAITES

PARIS (Reuters) - Marine Le Pen et Emmanuel Macron ont mis en scène mercredi leurs divergences sur la réforme des retraites au cours du débat de l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle qui a viré sur ce thème, comme sur les autres, à la passe d'armes.

La candidate du Front national a redit son intention de ramener l'âge légal de départ à 60 ans, "avec 40 annuités", en précisant qu'une telle réforme serait mise en oeuvre d'ici la fin du quinquennat".

En avril, elle avait inscrit ce projet sur la liste des dix mesures prioritaires qu'elle compterait lancer "tout de suite" après son éventuelle entrée à l'Elysée, sans attendre la tenue d'un référendum sur l'appartenance de la France à l'Union européenne.

"Le plus vite sera le mieux", a déclaré Marine Le Pen lors du débat, avant d'accuser son interlocuteur d'exiger des "sacrifices" des Français.

"Il y a toujours un phénomène de culpabilisation des Français, en toute circonstance. Et d'ailleurs, s'ils sont au chômage, M. Macron, vous leur dites 'c'est de votre faute, c'est parce que vous n'acceptez pas les offres qui vous sont faites', c'est la raison pour laquelle d'ailleurs vous voulez supprimer en réalité, limiter l'indemnisation du chômage", a-t-elle jugé.

"Cette culpabilisation, je ne la supporte plus. Les Français n'ont aucune raison de culpabiliser", a poursuivi Marine Le Pen.

"Si le régime de retraite aujourd'hui est en grande difficulté, ce n'est pas de la faute des Français, c'est de votre faute, c'est la faute du système qui vous soutient", a encore dit la présidente "en congé" du FN.

Selon elle, "il faut (...) se réarmer face à la mondialisation et ainsi effectivement avec notre tissu économique, nos TPE-PME, retrouver la voie de l'emploi, faire baisser le chômage, et sauver ce système de retraite par répartition".

Trop coûteux, a répliqué Emmanuel Macron au sujet de l'abaissement de l'âge de départ à la retraite.

"Ça coute 30 milliards, c'est infinançable. C'est ce qui avait été fait au début des années 1980 par François Mitterrand, à une époque ou l'espérance de vie était de 10 ans inférieur à celle d'aujourd'hui", a-t-il justifié.

"Il n'y a pas de finances magiques", a insisté l'ex-ministre de l'Economie, pour qui la réforme prônée par Marine Le Pen entraînerait "ou l'augmentation des cotisations ou la baisse des pensions".

"Je propose de garder un système par répartition. Ce sont les actifs qui paient les retraites des retraités", a-t-il dit.

(Simon Carraud, édité par Yves Clarisse)

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  • olivie91 il y a un mois

    Bon ils n ont toujours pas parlé des retraités surtout du privé. OK baisse par csg d un côté mais gain sur nos enfants ( si ils travaillent en France) . Élimination taxe habitation mais pas pour moi de peu. D un autre côté si nous étions tous actionnaires de nos entreprises nous nous y retrouverions.