Le patronat appelle à entendre le Sénat sur la pénibilité

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LE PATRONAT APPELLE À ENTENDRE LE SÉNAT SUR LA PÉNIBILITÉ
LE PATRONAT APPELLE À ENTENDRE LE SÉNAT SUR LA PÉNIBILITÉ

PARIS (Reuters) - Le Medef et la CGPME ont appelé jeudi François Hollande à entendre le Sénat, qui a supprimé cette semaine le compte pénibilité instauré par la réforme des retraites et que les organisations patronales combattent ardemment.

Les sénateurs ont adopté mercredi le projet de loi relatif à la simplification de la vie des entreprises après y avoir inclus deux amendements qui abrogent le compte pénibilité et le droit d'information préalable des salariés lors d'une cession d'entreprise.

A chaque fois, la droite et le centre ont voté pour et la gauche, désormais minoritaire à la Haute assemblée, contre la suppression de ces dispositions déjà inscrites dans la loi mais jugées "anxyogènes" par le Medef et la CGPME.

Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a exclu mercredi de revenir sur ces deux mesures mais a prôné une concertation pour rendre leur application "supportable" pour les entreprises.

Pour la CGPME, le Sénat a montré "qu'il n'(était) pas trop tard pour éviter une erreur majeure" avec le compte pénibilité.

"La CGPME souhaite que le président de la République appelle l'Assemblée nationale à confirmer ces sages décisions", dit l'organisation patronale dans un communiqué.

"Une économie ne peut se redresser sans ses entrepreneurs, unanimes à condamner ces mesures inapplicables, aux antipodes de la réalité entrepreneuriale", ajoute la CGPME.

"Si ces mesures devaient être rétablies, la CGPME n'aurait plus d'autre choix que d'appeler les entrepreneurs à se mobiliser pour se faire entendre. L'année 2014 sera-t-elle celle où les chefs d'entreprise seront dans la rue ?"

L'Assemblée nationale, qui a le dernier mot en matière législative, peut encore rétablir les dispositifs contestés.

François Hollande privilégie une politique de l'offre critiquée à gauche pour relancer l'activité, avec 41 milliards d'euros d'allègements de charges et de crédit d'impôts pour les entreprises, mais les organisations patronales déplorent un manque de cohérence.

Le Medef l'a rappelé en soulignant que le vote des sénateurs sur la mesure d'information préalable "confirmait l'incohérence du nouveau dispositif (...) avec la réalité opérationnelle".

"Le Sénat répond ainsi aux inquiétudes des chefs d'entreprise. C'est pourquoi le Medef espère que cette disposition sera maintenue", dit l'organisation dans un communiqué.

Jeudi matin, le président du Medef, Pierre Gattaz, avait évoqué des "chefs d'entreprises extrêmement nerveux" face aux nouvelles réglementations.

"Il y a un discours qui est bon, qui va dans le bon sens et vous avez des actes totalement inverses à ces beaux discours", avait-il dit sur RTL. "On leur met des dispositions inapplicables (...) On est loin du compte parce que vous voyez bien qu'il y a une incohérence flagrante."

(Gregory Blachier, édité par Yves Clarisse)

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  • mlaure13 le jeudi 6 nov 2014 à 15:41

    M8252...la TVA sociale...FH ne pouvait pas, il fallait détricoter et bouffer du SARKO ???!!!...:-)))

  • M8252219 le jeudi 6 nov 2014 à 14:47

    Il aurait fallu des le début du quinquennat mettre en place la TVA sociale TOUS LES FRANCAIS SONT AFFILIÉS ET BÉNÉFICIENT DE LA SÉCU il est inadmissible que seu les les entreprises et les salariés cotisent.COMBIEN EN PROFITE ET LARGEMENT MAIS N'Y PARTICIPE PAS DU TOUT(TOUS LES ALLOCATAIRES DE PRESTATIONS, FRANÇAIS ET ÉTRANGERS)